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    Silenus Nesego, l'Âbimé

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    Silenus Nesego
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    Silenus Nesego, l'Âbimé

    Message par Silenus Nesego le Jeu 28 Oct 2010 - 12:17

    EXTRAIT D'ACTE CIVIL
    au 28 Polix 774
    Cité de Port-Pergas
    Patronyme Couramment Usité
    Silenus H. Nesego [dit Sil]

    Ascendance

    Paternelle : Humaine - Père : H. Nesego, paysan
    Maternelle : Humaine - Mère : L. Nesego, paysanne

    Naissance
    17 Meela 745 - Âge : 29 ans

    Profession
    Actuellement - sans profession
    Anciennement - poète, mage chronique, mercenaire
    Ambitionne - maîtrise des Ombres et/ou de l'Illusion



    Caractéristiques physiques :

    Je vais vous conter ce que je sais de lui. C'est fort peu. Mais c'est bien assez déjà. Et par respect pour l'homme qu'il est, c'est son propre parlé que j'emploierai.

    Haut de six pieds, large d'un, le personnage est grand mais fin, non point squelettique, car il a le port svelte, mais on ne le trouve pas bien épais. Trait rare, surtout pour un Pergasien : un albinisme que le manant conçoit avec alarmisme, tant on le croit venu de terres inexplorées. Bien à tort. Il a donc le cheveu long et blanc, et l'œil rouge sang. Dans l'obscurité, si blanche est sa peau qu'on le devinerait même par lune noire. D'un ample costume rouge il est vêtu, de trois pièces est celui-ci conçu : spallière, veste et bas. Rehaussé d'une coiffe, ornée elle-même d'une blanche plume. Son habit, aidé surtout de son visage à l'expression sombre, lui fait l'air austère, effrayant plus encore l'ivrogne déjà apeuré qui par-là errait au hasard des sombres ruelles de Port-Pergas.

    Caractéristiques mentales :

    D'un seul regard, on le sait dur, abîmé, englouti - surtout âbimé -, tout comme si son âme du haut de la falaise de l'esprit, avait sauté dans les ténèbres de la folie ; ou bien qu'elle eût contemplée tant d'horreurs qu'elle s'en fut brisée net. Pourtant la coquille n'est pas vide. Mais elle ne s'entrouvre que rarement. Que survienne à la vue ou à l'ouïe de l'intéressé quelque injustice que ce fut, et justice il fera lui-même. Et sans clémence aucune son verdict sera rendu.

    Jadis poète, le verbe, lui, lui est resté ; la béatitude de la mièvre jeunesse, elle, non. Rendant le personnage mystérieux de par son langage sans nulle cesse romancé. Langage qui pourtant tient plus du fantastique drame que du théâtral vaudeville.

    Histoire :
    Un jour comme un autre de l'an 772, où après une quelconque mission, Silenus et moi-même nous reposions dans notre chambrée d'un soir, un morceau de parchemin s'échappa d'un carnet de cuir qui dépassait de la besace posée sur son lit. Sans trop y réfléchir, je le ramassai, et le lu.

    [...] Mon père s'appelait H.Nesego. Ce n'était qu'un paysan établi dans un champ à l'orée de Sombreforêt. Mais un jour, il trouva par hasard un recueil de poèmes égaré par quelque voyageur sur le sentier. L'objet le fascina. Évidemment, il ne savait pas lire, mais la curiosité l'emporta, et il s'instruisit seul, déchiffrant le livre au fil du temps. Il lui fallut près d'une décennie. Dès lors, l'esprit plein de contes, il se prit à rêver de récits épiques et de proses fantaisistes. A ma naissance, il décida que son fils pourrait profiter des joies du savoir, et disposer de la vie dont il avait toujours rêvée lui-même. Il économisa toute ma jeunesse durant les quelques écus qui me permettraient de partir pour la ville et d'y apprendre l'art des mots. Je m'appelle Silenus. Ce nom, je le dois au héros des récits tant aimés de mon père. Nous n'avons pas grand chose en commum, cet autre Silenus et moi, mais j'aime ce mot, il sonne bien.
    Lorsque, âgé de quatorze étés, je fus en âge de battre de mes propres ailes, je partis pour la ville, pourvu de mon faible pécule, avec la ferme intention d'intégrer l'Académie de Lettres de Port Pergas. Hélas, je ne disposais pas de la somme suffisante.

    Dépité, alors que l'Intendant de l'Académie venait tout juste de refuser mon inscription, je m'apprêtais à rentrer chez moi reprendre ma vie de fermier, laissant derrière moi mes rêves. Quand soudain, depuis la cour intérieure de l'Académie, un homme en toge me héla. Intrigué par mon "anomalie", en laquelle il prétendit voir un présage, il déclara à l'Intendant qu'il paierait de sa poche mon inscription quand je lui eût expliqué mon malheur. Ce dernier voulut protester, mais mon sauveur ne lui en laissa pas le temps et m'entraîna au cœur des vétustes bâtisses qui constituaient l'Académie.

    C'est ainsi que je rencontrai Maître Harval, mon mentor, que j'aime comme un père. Il me soutint, me guida et m'enseigna tout au long de mes études, au cours desquelles j'appris l'art des glyphes, des runes, et le pouvoir tant de la Prose que du Parler. Mon mentor me donna sa bénédiction le jour où je fus libéré de mes obligations, cinq années plus tard. Paré à affronter le Monde.

    Je partis alors arpenter d'immenses contrées, impatient de [...]

    La page n'était pas complète, le reste avait été arraché. Cette page ne faisait d'ailleurs pas cavalier seul par hasard. Le bord intérieur jauni et l'aspect froissé semblaient indiquer que, si elle était toujours dans le carnet, elle en avait un jour été arrachée, roulée en boule, jetée, récupérée, et replacée à l'intérieur. Comme ces regrets dont on ne se sépare jamais après maints et maints efforts pour les oublier.

    J'étais surpris. Quoique surpris ne fut pas tout à fait le mot. Choqué, en vérité. Je ne savais rien de Sil, et cela faisait cinq ans que nous ne nous étions pas quittés. Personne n'était plus proche de ce curieux personnage que moi, et malgré ce, il était toujours resté un inconnu, au fond. J'étais bouche bée assis sur le rebord de mon lit, tenant d'une main molle un parchemin que je ne lisais plus, hagard.
    C'est évidemment le moment que Sil choisit pour revenir des latrines. Il entra dans une rage folle quand il me vit le bout de papier à la main. M'arrachant l'artefact des mains et l'enfouissant profondément dans sa besace, vociférant, insultant, gesticulant ! Pour la première fois, sa peau prenait un teint presque humain, rouge feu, non plus blanc-de-mort comme à l'accoutumée. Puis, comme si de rien n'était, il se calma, fit autre chose, et nous n'en parlâmes plus jamais. Ce fut la seule fois que je le vis exprimer sa colère si ouvertement. Car de colère, il ne manquait point au fond de lui-même. On eu même pu croire qu'il était de colère tout entier pétri. Mais c'était une colère froide, sourde et invisible, d'ordinaire...

    L'année suivante, le danger s'amplifia à l'orée de Sombreforêt. Des hordes de pilleurs et de monstres attaquaient les villages. Nous nous enrôlâmes comme mercenaires auprès de la garde de Port-Pergas. Et une centurie fut mandatée à la frontière pour une mission de reconnaissance, au sein de laquelle nous servions d'éclaireurs. De chair à pâtée, en somme. Je savais désormais que parmi ces villages en ruine et en flammes, l'un d'entre eux pouvait fort bien être le sien. Mais il ne montra jamais signe de désarroi. Et ce qui n'aurait dû être qu'une quête de routine dégénéra vite...

    Il y eût une bataille. La différence de forces entre les deux camps fut vite visible. Il y avait des mort-vivants parmi les hordes ennemies. Nous n'avions pas l'ombre d'une chance. Petit à petit, la centurie fut décimée. Et nous étions toujours en première lignes. Aux premières loges d'un désastre sans nom. Nous nous battions à l'épée. J'avais pourtant un fouet sanglé au côté, que je n'utilisais presque pas, mais auquel je tenais beaucoup. Du sommet de la colline où nous étions tous deux juchés - tantôt côte à côte, tantôt dos à dos - affrontant chacun un ennemi différent à chaque seconde, nous pouvions voir au Sud une forêt de cauchemars ; à l'Ouest un village dont la fumée rouge qui s'élevait tentait la nuit d'une note de sang ; au Nord et à l'Est, rien que le néant. Et tout autour de nous, des cadavres, aussi loin que portait la vue par cette nuit sans lune, des bras, des jambes coupés, un épais sang noir par milliers de litres maculant une herbe depuis longtemps déjà morte, et les reste de quelques arbres rabougris semblant se pencher sur les corps tels des charognards sur leur prochain repas.
    J'avais vu de saintes horreurs, par le passé. J'avais déjà passé les quarante années, de quoi voir le pire parmi le pire en ce bas monde. Des guerres barbares, des sièges inutiles, des abordages cruels... Mais ça... Ça, ce n'était que l'article de la mort, la dévastation dans son plus simple apparat... De la folie pure.

    Cette vision d'un autre monde m'avait trop absorbé. Je n'ai pas vu le coup venir. Un pillard jaillit de nulle part, hurlant comme un désespéré sur mon côté gauche, alors que Sil était à ma droite, occupé à affronter autre chose. L'ennemi me frappa mon bras armé du plat de son épée, et j'en lâchai la mienne sous le choc. Son coup suivant, pourtant lent et maladroit, m'embrocha avant que je n'eus le temps de réagir. Sans dire rien, je tombai, la bouche figée en un rictus de surprise, l'arme coincée entre les côtes. Incapable de comprendre comment un pauvre bougre qui s'escrimait aussi bien qu'un enfant de cinq ans avait pu venir à bout de moi.

    Sil, alerté par le hurlement, s'était retourné. Mais le temps qu'il repousse son adversaire vers un autre soldat et franchisse la distance qui nous séparait, mon sort était déjà scellé. Pourtant, il prit tout de même la peine de me venger, décapitant mon pauvre bougre d'assassin désarmé, qui ne pouvait plus grand chose pour se défendre, le tout dans le plus parfait silence. Puis enfin il vint s'accroupir près de moi. N'ôtant pas l'épée de la plaie, ne sachant que trop bien ce qui m'attendait. Son visage sévère de jeune homme ayant trop vite vieillit n'exprimait rien. Son regard était toujours empreint de la même sourde colère. Il voulut m'intimer le silence d'un geste, toujours silencieux, aussi taciturne qu'à son habitude. Je lui attrapai le poignet et, ne l'écoutant pas, balbutiai :

    - Pr... Prends. Prends-le.

    Tout en gaspillant mes dernières forces dans ces mots, alors que le sang jaillissait par salves de ma bouche, se mêlant à la boue et la poussière sur mon visage, je lâchai sa main et fit glisser mon bras jusqu'à mon côté. Là où se trouvait mon fouet. Dans le fracas ambiant des armes s'entrechoquant et des cris des mourants, l'ultime soupir à peine audible d'un simple mercenaire tombé au combat paraissait si insignifiant. Je ne sus pas s'il avait entendu, car à ce moment, je sombrai. Mon nom est Nayar. J'étais ce que l'on eut pu appeler un ami pour Sil. Son meilleur ami. Son seul ami. Ha-ha. Il n'aime pas qu-e je l'appel-le Sil, d'ailleurs... C'est... marrant, non ? J-e suis... sûr... qu-e tout ça le détruit. C-omment..? Comment va-t-il faire sans moi ? M-on fouet...

    Compétences :
    Corps à Corps
    • Epée : 3/5 (Correct)
    • Fouet : 3/5 (Correct)
    • Esquive : 2/5 (Médiocre)

    Linguistique
    • Impérial : 3/5 (Correct)
    • Adirien : 2/5 (Médiocre)
    • Sipahan : 2/5 (Médiocre)

    Magie (Théorique et Pratique)
    • Connaissance du Son : 3/5 (Correct)
    • Illusionnisme : 3/5 (Correct)

    Guerre
    • Commandement : 2/5 (Médiocre)
    • Stratégie Militaire : 2/5 (Médiocre)
    • Intimidation : 2/5 (Médiocre)

    Filouterie
    • Furtivité : 2/5 (Médiocre)

    Athlétisme
    • Course : 2/5 (Médiocre)
    • Pistage : 2/5 (Médiocre)

    Techniques :
    Corps à Corps (Compétence RP)
    • Étreinte Cuivrée - Se plaçant en position martiale, genou gauche en avant fléchi, jambe droite arrière tendue, bas du corps de profil, haut du corps de face, en garde : Silenus qui a préalablement détaché son fouet tend le bras droit en avant, laissant pendre le fouet de sa main, saisissant la garde d'une main ferme. Alors, attendant que son adversaire charge, il change de pied de garde en basculant le poids de son corps sur sa jambe arrière, reculant ainsi brusquement, et dotant le fouet d'une vitesse relative importante. Ajoutant un coup sec du poignet dans la direction de l'adversaire, et visant ses chevilles. Le fouet se retrouve doté d'une grande force potentielle, surtout à son extrémité, venant ainsi, lorsque Silenus a bien visé, s'enrouler avec une facilité déconcertante autour de la cheville de son adversaire. Alors, attrapant le fouet de sa main libre à mi-longueur environ, il change à nouveau de pied de garde en reculant son bassin, et le poids de son corps tout entier entraîne le malheureux dans une chute inéluctable, déjà en équilibre précaire du fait de sa course. Habileté : 2/5. Contrecoup : Aucun. Contrainte : Exposé aux attaques CàC.

    Magie
    • Vision de Nethfer - Silenus décrit la scène dans son journal et la nature de l'Illusion qu'il crée, celle-ci devient visible pour la cible seule du récit (max. 1 pers.) et affecte les sens de celle-ci.
      Habileté : Niveau 1 - Peut simuler au choix : un son, une image figée, ou une odeur.
      - Niveau 2 - Crée une image rémanente stable de taille moyenne, mais figée. L'image peut s'accompagner d'un son ou d'une odeur.
      - Niveau 3 - Peut faire apparaître un personnage imaginaire banal mais animé. Affecte la vue, l'ouïe et l'odorat. Ne laisse aucune séquelle.
      - Niveau 4 : Peut faire apparaître un à trois personnages et/ou un décor raisonnablement imaginable (1 perso + un décor OU trois persos). Ne laisse aucune séquelle.
      - Niveau 5 : Peut faire apparaître n'importe quoi. Affecte les 5 sens, l'équilibre, le chaud, le froid et la douleur. Peut altérer la santé d'esprit de la cible, mais n'a aucun effet physique.
      Contrecoup : Maux de crânes, pénibilité, manque de concentration. Contrecoup va croissant avec le niveau de l'illusion.
      Contrainte : Affecte une seule personne. L'Illusion n'apparaît que trois secondes après que chaque phrase ait été inscrite dans le Journal. Durée max. 30s ; 20s au niveau 5. Accapare totalement l'attention, nécessité une couverture manu militari.

    Équipement :

    • Vieux fouet en cuir
    • Epée Longue
    • Journal Enchanté

    Que pouvez-vous apporter au forum ? Euh, j'écris en bleu ?

    Comment avez vous connu ce forum (où ET par qui) ? Première version par Enkara, seconde par Leelou.


    Dernière édition par Silenus Nesego le Sam 6 Nov 2010 - 13:57, édité 9 fois (Raison : Mise à jour technique CàC et compétences)

      La date/heure actuelle est Mar 26 Sep 2017 - 9:19