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    Tel est baisé qui croyait baiser !

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    Tel est baisé qui croyait baiser !

    Message par Anji le Sam 28 Mai 2011 - 12:21

    Précédemment

    « ‘Lors, mon beau talon, t’as pris ton piéton ? Tu m’contes la fin d’ton historien ou tu veux qu’on r’commence ? »

    C'est sur ces mots que s'acheva la nuit de plaisir du vieux Errold. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas forniqué comme ça. La belle était doué dans ce qu'elle faisait. Avant de commencer, il ne savait pas encore ce qu'il comptait faire d'elle après, mourant d'envie de la tuer malgré tout pour ce qu'elle lui avait fait avant. Mais la donzelle avait gagné de vivre après ça.

    Se penchant sur le coté du lit, il renifla un bon coup et cracha par terre comme il savait si bien le faire. Le crachat s'étala sur le sol, un mélange entre sang et morve. Puis se retournant vers la belle, il lui pétri la poitrine sans aucun douceur avant d'ajouter.


    « 'Près c'que tu m'a fais vivre *srrnf*, j'suis pas sur d'vouloir *ptiuu* t'raconter mes histoires. J'te laisse déjà repartir en vie. C'est d'ja ça. On va dire qu'cé paske t'es sacrément bonne. Allez zou ! Dégage ! Manqu'rais plus qu'j'te paye la nuit. »

    Il reprenait encore sa respiration du à son effort précédent. Son œil lubrique avait disparu. Une fois rassasié, son air ressemblait plus à celui du vieux qui ne respecte plus rien. Il fixait la jeune donzelle en quête de ses gestes.


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    Re: Tel est baisé qui croyait baiser !

    Message par Liserande Sae le Mer 1 Juin 2011 - 1:15

    Précédemment - Auberge du Gai Albatros


    Post n°8
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    Lorsqu’Errold lui saisit le sein, vigoureusement, Liserande lâcha un petit cri de surprise et de plaisir. Elle aimait cela, et supposa qu’il allait tout lui dire.

    Elle fut déçue lorsque son amant d’une nuit refusa de parler. Pire, elle fut outrée. Elle faillit laisser sa colère exploser. Comment pouvait-on lui refuser quelque chose. Cet homme aussi mauvais, mesquin, si agile de ses mains et d’autres parties de son corps, ne s’était pas laissé charmer par la belle.

    Lise voulait le lui faire payer. Passer ses nerfs en lui plantant sa dague dans son entrejambe. Ou moins cruel, le poignarder en plein cœur. Mais, elle sentait, savait qu’Errold ne la laisserait pas faire facilement. Ni difficilement par ailleurs. Elle se rappelait la manière dont il s’était joué d’elle lorsqu’elle l’avait menacé.

    Ensuite, elle songea, brièvement, à le dépouiller. Seulement, il ne devait rien posséder de valeur. De plus, là aussi, Patte Raide l’en empêcherait.

    Plus qu’une seule chose à faire, partir. Avec la rage au ventre. La jeune femme se leva donc du lit, dissimula sa nudité sous ses habits qu’elle enfila puis quitta la chambre.

    La nuit était bien avancée, mais il restait encore quelques heures avant le lever du soleil. Qu’allait-elle faire de ce temps. Dormir était hors de question à présent. Errer dans la ville ne l’enchantait guère. Et, la salle était vide, les clients partis depuis longtemps, de même que le patron.

    L’attente de l’arrivée du jour risquait de s’avérer longue. Trop longue au goût de Lise. Elle imaginait Œil Lubrique dormant comme un bien heureux après lui avoir joué un si mauvais tour. La colère monta en elle. Il fallait qu’elle l’évacue. Seulement, tout casser dans l’auberge ne lui apporterait que des ennuis.

    Elle sortit donc. Sous la pâle lueur de la lune, elle observa le port. Pourquoi était-elle revenue dans ce trou. Elle avait pourtant tout fait pour le fuir par le passé. La recherche de trésors n’était qu’une fausse et pitoyable excuse. Ce qu’elle voulait, c’était retrouver sa mère. Car, elle ne se l’avouerait jamais, elle lui manquait. Mais, dans son état présent, la seule chose qu’elle ferait en la voyant serait de la frapper de rage et frustration.

    L’activité dans le coin n’était pas au point mort. La nuit, on voyait une faune différente de celle y vivant le jour. Le genre de personne qui pourrait l’aider à passer ses nerfs. Justement, elle crut remarquer un mouvement. Etait-ce ce qu’elle attendait.


    « Eh ! C’est qui qu’est là ? » demanda-t-elle à l’adresse des ombres.

    [Ô MDJ(s), y a-t-il quelqu'un et qui est-ce le cas échéant ? Merci d'avance.]
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    Re: Tel est baisé qui croyait baiser !

    Message par Anji le Lun 6 Juin 2011 - 8:02

    Dans les ombres de Port Pergas, il se passait bien des choses la nuit. Des choses rarement nobles et descriptibles dans ces lignes. Mais aujourd'hui, les ruelles étaient calmes. Peut-être un peu trop même. Le silence de Neis fut rompu par une donzelle sortant d'une auberge miteuse. Manifestement encore saoule, elle s'adressa à un drap qu'un courant d'air avait légèrement déplacé. Pas très reluisant pour l'amour propre ...


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    Re: Tel est baisé qui croyait baiser !

    Message par Liserande Sae le Lun 6 Juin 2011 - 19:39

    Post n°9
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    Liserande attendit une seconde, puis une deuxième à laquelle succéda une dernière et troisième. Pas de réponse.

    « Bon, c’est qui qu’est là ? J’vous ai visionné à passager en trombe d’vant moi ! Faisez pas semblance d’pas m’répondre ! » rajouta-t-elle en haussant le ton.

    Toujours aucune réponse. La jeune femme commençait, et pas qu’un peu, à perdre patience. Et cela, rapidement. Très rapidement.


    « Vous m’répondez ou j’vous en collante une ? » s’énerva-t-elle en sortant sa dague.

    Bien évidemment, aucune réponse ne vint. A bout de patience, elle décida de se diriger vers les ombres où le muet devait se cacher. Malheureusement pour elle, l’importun avait dû fuir. Aucun indice de sa présence, si ce n’était un drap jouant à faire le fantôme.


    « Salop’rie de lâche ! Fais gaffe à toi si j’attrape ! » hurla-t-elle au vent.

    Sa dague étant sortie et sa rage devant s’évacuer, Lise taillada le tissu. Elle continua jusqu’au moment où ce ne fut que lambeaux. Elle était à présent plus détendue. Elle n’avait toujours aucune idée pour la suite des évènements, mais ça allait mieux.

    Elle était tellement relaxée qu’elle ressentit soudain la fatigue accumulée lors des dernières heures. Et, elle n’avait plus d’endroit où dormir. Ses muscles s’ankylosaient, ses yeux se fermaient seuls, ses pensées dérivaient hors de ce monde. Elle bailla.

    Lise n’avait plus le temps ni l’envie de trouver un lit confortable. Elle jeta un coup de ses yeux mi-clos et repéra un drap qui avait échappé au massacre. Elle le chopa, l’enroula autour d’elle et s’affala contre le mur le plus proche.

    Une fraction d’instant plus tard, elle dormait déjà. Elle crut entendre faiblement du bruit. Mais ce devait être le froussard. De toute façon, elle n’avait pas le temps de lui accorder plus d’attention. Elle venait de sombrer dans le royaume des rêves.

    Mal installée, en tailleur, la tête penchant sur le côté, elle commença à ronfler. Faiblement, puis de plus en plus fortement.


    [Ô MDJ(s), arrive-t-il quelque chose à Liserande lors de sa courte nuit ou ne se réveille-t-elle qu'au terme de son sommeil ? Merci d'avance.]
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    Re: Tel est baisé qui croyait baiser !

    Message par Anji le Jeu 9 Juin 2011 - 18:26

    Au milieu des lambeaux de tissus, œuvre d'un sombre massacre perpétué la nuit passée, dormait une jeune fille. Bien que la position fut inconfortable au possible, cette nuit fut reposante. Et à son réveil, la jeune fille n'aurait aucun mal de crâne malgré la biture de la veille ... ou pas !

    Aux premières lueur du jour, l'honnête propriétaire des draps, une vieille mégère dont la peau, fournie en verrues et autres pustules, n'avait rien à envier à celles des gobelins, ouvrit les volets de son humble demeure dans le but de récupérer ses draps.

    Non, le mal de crâne de Liserande ne proviendrait pas d'un excès de boissons de la veille mais d'un violent coup de balai sur le crâne et d'une suite d'insultes proférée à un volume et une fréquence hors du commun. Avant même de comprendre ce qu'il lui arrivait, Lise était soulevée du sol par son agresseuse. Elle fut trimbalée de droite à gauche, d'avant en arrière, tout en recevant toute la haine de la mégère.

    Cette dernière, au moins 110kg à la pesée, avait en plus une haleine -à en faire pâlir un orc- des plus détestable et la fâcheuse tendance à postillonner -mais cracher serait tout aussi indiqué dans notre situation-.


    "Mais qu'est-qu't'as fait 'spèce de gourdasse ? T'es pas bien dans ta tête la jeunette ?"

    [HRPG : Pour le moment, tu ne peux que subir. La "bestiolle" est plus grande que toi et plus massive qu'un orc. Si tu tentes de te libérer, c'est à moi de décider de la réussite of course. Tu peux la jouer dans ton post en sachant que la mégère va vouloir que tu la rembourses. Elle te lâchera pas tant que je n'aurais pas décidé si elle accepte ton remboursement.]


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    Re: Tel est baisé qui croyait baiser !

    Message par Liserande Sae le Mer 29 Juin 2011 - 13:22

    Post n°10
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    Liserande se réveilla tranquillement. Mais le calme fut de trop courte durée. Debout, alors qu’elle voulait étirer ses membres fourbus, elle sentit ses pieds décoller. Un coup violent avait précédé le soulèvement, mais les secousses suivantes l’avaient passé pour insignifiant.

    Toute secouée qu’elle était, la matrone l’abreuva d’insultes et de postillons proches de crachats. Il fallait ajouter à ce supplice la pestilence nauséabonde de la grosse mégère.

    La colère qui sommeillait en elle lors de sa nuit reposante fut brutalement ramenée à la vie par tout ceci. Déjà qu’elle n’avait pas obtenu ce qu’elle désirait cette nuit, elle n’avait aucunement besoin d’une orc pour gâcher ce début de nouvelle journée qui aurait pu se révéler plus agréable que la veille.


    « Mais, ta gueule la grosse vacherie ! T’as pas aut’chose à foutre que d’me secouer les pucelles ! » beugla Lise, ses pieds ne touchant toujours pas le sol.

    La jeune femme se débattit, vainement. La masse avait une poigne pouvant rivaliser avec un étau. Lise donna quelques coups de poing sans grande conviction. Elle savait qu’il allait rebondir contre la surface adipeuse de sa tortionnaire. Elle eut tort car ses coups s’enfoncèrent mollement dans la chair principalement constituée de graisse avant d’être régurgités sans effet.

    En réponse à l’assaut inutile de la rouquine, la matrone lui assena une petite gifle de sa grande main qui faillit lui désolidariser la tête du reste du corps. L’énervée se calma temporairement grâce à sa perte de connaissance éphémère. Elle reprit rapidement ses esprits, secouant sa tête pour vérifier qu’elle l’avait toujours. Une douleur fulgurante au niveau du cou, de la joue, puis du reste du crâne se rappela à son mauvais souvenir.


    « Eh, mais faut qu’tu calmes et qu’t’arrêtes de tapoter les gens ! Surtout qu’les gens c’est moi, là ! Et r’pose moi par terrain, j’suis pas un foutu piaf qui veut volleyer ! Et, pourquoi qu’tu m’secousses d’abord la grossesse ? »

    Liserande était vraiment sur les nerfs. Le destin semblait s’acharner contre elle. D’abord le vieux pervers. Ensuite, la grosse bonne femme. Qu’avaient-ils tous contre elle en ce moment ? Elle espérait juste que ce n’était qu’un mauvais cap à passer. Rapidement de préférence.
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    Re: Tel est baisé qui croyait baiser !

    Message par Liserande Sae le Jeu 18 Aoû 2011 - 2:13

    Post n°11
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    Evidemment, la grosse femme ne se laissa aucunement attendrir par les paroles de Liserande. Au contraire. Elle raffermit sa prise et la secoua davantage encore.

    « Tu casses ! Tu casques ! » hurla la matrone dans les oreilles de Lise.
    « Quoi ?! Mais, tu t’crois où la truite ? »
    « Chez moi ! Alors, tu discutes pas ou j’me sers moi-même ! »

    Une main immense et grasse se dirigea vers la sacoche de la rouquine. L’autre main retenait toujours la captive.

    « Eh ! Touche pas mes affaires ! J’vais t’donationner ton argenterie. »

    Prestement, malgré son étreinte forcée, elle parvint à récupérer son bien. Et ce, avant la bonne femme. Enervée, elle farfouilla son sac et en sortit plusieurs pièces. Elle les jeta hargneusement au visage porcin. Le geste haineux surprit et frappa la mégère au point qu’elle libéra sa prisonnière.

    « C’est bon, t’es contentée ? »

    Un grognement lui signala que oui. Fourbue, mais libre, Liserande s’éloigna de ce lieu désagréable. Elle avait horriblement mal au crâne. A cela, qu’une seule solution, picoler un bon coup.

    C’est ainsi que la jeune femme se rendit dans l’établissement le plus proche servant de l’alcool. Elle ne prêta aucunement à ce qui l’entourait lorsqu’elle y pénétra. Elle se dirigea droit vers le comptoir. Elle y commanda une bière qu’elle but cul-sec. Une seconde, puis une troisième. La douleur était toujours là, mais elle s’en fichait à présent.

    Elle demanda une quatrième chope. Et, pendant qu’on préparait sa commande, dans un verre à la propreté douteuse, elle se décida à observer les lieux d’un œil alcoolisé.

    Il était tôt, aussi peu de personnes fréquentaient encore la taverne. Même si taverne était un nom trop prestigieux pour ce bouge. Lise n’entrevit que trois personnes à l’humeur apparemment sombre. Et, parmi elles, un nain.

    Dans son esprit embrumé, une étrange connexion se fit. Le soi-disant trésor d’Errold se trouvait dans les Monts du Nord et les nains sont censés connaître cette région. Alors, le petit être pourrait peut être la guider, la protéger et davantage encore qui sait, dans sa recherche.

    Elle prit donc son courage d’une main, l’autre tenant sa boisson enfin servie, et tituba jusqu’à la table crasseuse du barbu. A mesure qu’elle approchait, elle remarqua que la barbe était étrange. Elle était toute dépenaillée, hirsute et surtout elle n’était que peu fournie. Seulement deux-trois touffes malheureuses.

    Et, avant que le nain ne puisse esquisser le moindre mouvement pour la chasser, elle s’affala sur un siège bancal près de lui.


    [Ô MDJs, pouvez-vous m'enlever le prix de 4 bières ainsi que celui des draps déchirés. Merci d'avance.]

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