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    Auberge du Gai Albatros

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    Liserande Sae
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    Auberge du Gai Albatros

    Message par Liserande Sae le Lun 21 Mar 2011 - 2:08

    Post n°1
    Liserande Sae



    A nouveau, Lise revenait à Port-Pergas. Depuis son départ pour l’aventure, elle n’était passée dans la ville qu’une poignée de fois.

    Et, aujourd’hui, comme aux occasions précédentes, la jeune femme se dirigea vers le port. Inconsciemment, elle se rendait dans ce lieu habituel où elle passa son enfance. Cependant, elle se tenait éloignée de la taverne maternelle. Elle ne savait même pas si elle existait toujours ni si sa mère s’en occupait encore le cas échéant.

    Lise huma l’air à grande goulée. Une odeur iodée à laquelle se mêlait celle des poissons et plus insidieuse celle de la sueur des travailleurs. Honnêtes ou non. Les senteurs portuaires la revigorèrent et ramenèrent de vieux souvenirs à la surface.

    Elle se rappela, elle n’avait alors que cinq ou six ans. En compagnie de la petite bande d’enfants avec laquelle elle traînait souvent, elle avait suivi sa mère. Elm dans une tenue mettant ses formes très en valeur, surtout celles du haut, s’était approchée d’un docker. Par ce qui avait paru à la petite fille un échange très rapproché, bref, codé et surtout gestuel, l’homme avait suivi la femme. Les enfants avaient continué leur espionnage jusqu’à une auberge miteuse où le couple avait disparu. Mais, les petits curieux ne se laissèrent pas berner par la soudaine disparition et par un effort intense de réflexion et surtout beaucoup de chance parvinrent à pénétrer dans l’établissement. Là, les adultes étaient montés dans une chambre. La bande se retrouva de l’autre côté de la porte et ne pouvait entrer. C’est à ce moment que des cris et halètements s’élevèrent de la petite pièce. Intriguée, la petite Liserande jeta un coup d’œil par la serrure. Et, c’est ainsi qu’elle découvrit certaines vérités, principalement celle concernant la conception des enfants.

    C’était il y a bien longtemps, elle en avait appris davantage depuis. Cependant, ce souvenir la faisait toujours autant sourire. Même si elle ressentait un léger malaise au fait d’avoir vu sa mère en action.

    Par ce souvenir, Lise se rendit donc avec un large sourire dans l’auberge qui avait changé entretemps. De nom uniquement. Il était passé de la « Mouette crevée » au « Gai Albatros ».

    Dès son entrée, elle fut agressée par une odeur composée d’urine, de vomi et aussi de la nourriture y étant servie. Le jour était à peine levé à l’extérieur qu’il y avait déjà la dizaine d’habitués soit affalés sur une table soit avachis au comptoir. Il y avait aussi quelques courageux qui y avaient passé la nuit et se jouait de Nethfer en prenant l’infâme bouffe préparée par le tenancier.

    Lise s’habitua rapidement à la puanteur et s’assit à une table face à l’entrée afin de surveiller les allées et venues. Elle commanda une chope de bière dont elle but la moitié d’un trait avant de la reposer brusquement sur la table.

    Elle savait qu’elle s’était donné un objectif. Seulement, pour l’instant elle n’avait pas envie de le poursuivre. Bien que son siège n’y soit pas propice, elle s’y affala nonchalamment. Elle poussa le vice à tester la solidité de sa chaise en se penchant en arrière se retenant uniquement d’un pied contre la table l’autre étant sous elle. Lise laissa son regard vagabonder de sa chope aux clients en passant par la porte au cas où une personne intéressante y passerait.


    [Veuillez m’enlever 15 radis pour la bière. Merci.]
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Brisecous le Lun 21 Mar 2011 - 19:29

    La porte s'ouvrit en grinçant, tandis qu'une silhouette tordue et chancelante s'avançait d'une démarche mal assurée. Liserande put apercevoir à la lueur d'une rare lampe que l'homme - un vieillard sec comme une vieille branche - possédait un nez crochu, plusieurs verrues, une barbe grisâtre et emmêlée qui lui masquait le visage, un cache-oeil en cuir usé et une jambe raide. L'homme, perdant son équilibre se rattrapa comme il put à la table de la jeune femme. Il dut considérer que se redresser était par trop risqué, aussi s'affala-t-il sur le tabouret en face de la demoiselle en poussant un grand soupir de soulagement.

    L'homme s'avisa alors de la personne qu'il avait devant lui, son unique oeil tournant dans son orbite dans un effort désespéré pour faire le point. Envoyant des miasmes d'alcool et de chicots pourris au visage de la jeune femme, le vieil homme lança alors des paroles on ne peut plus embrouillées :

    S...salut demoiselle, pour sûr que ça fait une paye que j'ai pas connu une donzelle comme toi ! Arf Arf.. ark... Keuf Keuf Keuf ! Gnnnrrrt... piu ! (fit-il en crachant par terre ce qui ressemblait fortement à du sang imbibé de pus) T'sais, pourtant, j'avais la côte avec les femelles dans ton genre, dans l'temps. Faut dire, avec une belle pièce j'avais qui je voulais ! Et consentante ou pas, elle était payée à la fin ! Gnarf Gnarf... Keuf Arf... Keuf... Keuf... M'enfin, c'était le bon temps, l'aventure quoi. Les putains dans ton genre, ça sait pas c'que les hommes doivent faire pour pouvoir leur payer leurs petits services de salopes. Sûr que j'ai toujours été un vrai... Comment qu'on dit... Keuf Keuf... Un gentil Gnome. Toujours payé rubis sur l'ongle, pis quand je tapais un peu trop fort et que j'y cassais une côte, j'payais toujours un peu plus... Honnête quoi. Mais tu vois, ça fait bien longtemps que la gloire a passé. La jeunesse, elle Keuf.. elle s'enfuit... Keuf... Aaark... Aaark... Rrrrrtttt Piu ! (nouveau crachat sanguinolent) Avant qu'tu y penses.

    M'enfin, j'étais quelqu'un à l'époque. J'avais toutes les d'moiselles qu'je voulais. Z'étaient toutes à mes pieds, rapport qu'je rentrais toujours d'mes voyages lointains et que le style aventurier, tu vois, ç'a du succès auprès des femelles comme toi. Mais, tout ça ça m'donne soif. Tu vas bien payer une bière à un vieux briscard comme moi non ? Qu'a fait vivre toutes les filles des docks et qu'a probablement sauté ta mère proprement 2-3 fois aussi ? Ca s'rait comme qui dirait un juste retour des choses. Et j'te raconterai mes voyages, sûr que j'en ai vu durant toutes ces années ! Ca vaut bien un petit coup à boire ça non ?


    Le vieillard, en lançant un dernier miasme fétide de relents buccaux, regarda la donzelle d'un oeil lubrique et... plein d'espoir.


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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Liserande Sae le Mar 22 Mar 2011 - 1:01

    Post n°2
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    Liserande, les yeux mi-clos avait suivi avec une horreur croissante l’arrivée d’un vieil homme se dirigeant maladroitement vers elle. Le contact brutal de l’enivré avec la table faillit faire basculer la jeune femme aussi reprit-elle une position normale, c’est-à-dire les quatre pieds de la chaise sur le sol crasseux.

    Ce qui la choqua n’était pas l’aspect repoussant du nouvel arrivant, mais son haleine putride. Elle s’efforça de respirer avec la bouche pour ne pas se sentir mal. Cela ne se révéla pas très efficace aussi termina-t-elle d’un trait sa chope pour faire passer le goût odorant désagréable.

    Et là, l’édenté parti dans un long monologue qui menaça d’endormir Lise. La mention de son passé de grand coureur de jupon malgré sa petite taille ne l’intéressa pas. Par contre, l’énoncé de l’or et des pierres qu’il donnait à ses conquêtes éveilla son intérêt. De même que son supposé passé aventureux. Le problème étant qu’il réclamait à boire pour en dire davantage.

    Habituellement, c’est à elle qu’on payait à boire et non l’inverse. Elle n’avait pas l’habitude d’offrir quoi que ce soit à autrui. Mais, peut être que ça pouvait en valoir le coup. Une ou deux bières, ce n’était pas cher payé pour obtenir des informations pouvant peut être en rapporter cent ou mille fois plus vu qu’elle ne comptait pas profiter des largesses financières qui comme la jeunesse du demandeur était du passé.

    Finalement, Lise se décida à offrir à boire à l’assoiffé. S’il avait été plus attirant, elle aurait été prête à lui offrir son corps à la place. Mais, à boire lui coûtait moins là.


    « Eh, m’sieur ! Une bière pour moi et une autre pour mon accompagnant, beugla-t-elle à l’adresse du tenancier. »

    La commande fut rapidement livrée et trois frelins changèrent de main. Aussitôt, Lise vida sa bière pour faire passer le goût désagréable émanant du petit vieux.

    Ensuite, elle s’accouda à la table et se pencha légèrement en avant laissant entrevoir son menu décolleté. Lise regarda l’aviné dans les yeux, enfin son œil bougeant sans cesse.


    « Alors, m’sieur l’venturier, maint’nant qu’tu as un peu d’boisson et une belle vue (elle se pencha un peu plus en avant), tu m’en dirais pas un peu plus sur tes aventures ? T’aurais pas des racontars sur des trésors ou d’autres ventures fabulantes ? Tu pourras en avoir plus si c’est intéressant, dit-elle d’une voix enjôleuse. »

    Lise était encore penchée en avant, son décolleté bien visible de son vis-à-vis. Elle commençait même à se faire aux relents désagréables du vieillard, l’alcool aidant beaucoup. La jeune femme ne fondait pas beaucoup d’espoir sur l’ancien aventurier, mais un peu tout de même. Peut être serait-il celui qui lui donnerait le premier indice qui la mènerait vers la richesse.

    [Veuillez m’enlever 30 radis pour les deux bières. Merci.]
    [LL : Fait, alcoolique.]
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Brisecous le Mar 22 Mar 2011 - 1:49

    Le vieux torcha sa bière d'un long coup de gosier avant de reposer bruyamment le récipient sur la table de chêne. Ensuite, les yeux rivés sur le décolleté de la demoiselle, il prit la parole :

    "Aaah, ça fait du bien par où ça passe. Alors ma belle, tu voudrais connaître les aventures d'un vieux briscard comme moi hein ! Eh bien il s'av... Keuf Keuf... Arrrhhh Piu ! (crachat sanguinolent) qu'j'ai parcouru Norgod des Monts du Nord jusqu'à la Sombreforêt des milliers d'fois. Non même des dizaines de milliers d'fois. J'étais comme qui dirait euh... Un aventurier quoi. Une fois, alors que j'prospectais dans les Monts du Nord, ch'uis tombé nez-à-nez avec l'plus énorme troll qu'ce putain de monde ait jamais connu. J'ai eu tell'ment la frousse qu'je me suis pissé d'ssus. Keuf... Keuf... Alors j'ai commencé à fuir, le gros machin à mes trousses, et voilà-t-y pas qu'alors qu'je cours comme un dingue j'tombe sur une bande de hors-la-loi au détour d'un ch'min. Et là les mecs sortent les armes, moi j'me barre de côté mais j'écope d'un vilain coup de couteau dans le bras (il repousse sa manche de chemise crasseuse pour montrer une estafilade). Mais voilà que c'con de troll y se met à taillader tout ce qui lui passe sous la main. Moi j'songe à me barrer. Puis je me dis, t'es plus malin que ça Hervin. Alors je me cache, et quand le troll les a réduits en bouillie, et qu'il est retourné dans sa saloperie d'antre, je sors et je leur fais les poches. J'y trouve quelques sipars, et le plus putain de gros rubis qu'j'avais jamais vu. Aussi gros que mon ongle, j'te dis. Mais ce putain de rubis était enveloppé dans un papier. Dans un putain de papier qu'tu devineras jamais ce que c'est. Mais c'est qu'y fait soif tu sais, ma jolie..."

    Tandis qu'il prononce ces mots, le vieux se penche vers la jeune femme et pose la main sur l'intérieur de sa cuisse, l'oeil brillant, lui souriant de toute sa dentition ravagée.

    "J'crois que... Keuf... que mon histoire vaut bien un aut' coup à boire, non ?"


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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Val Zorastore le Mar 22 Mar 2011 - 16:10

    Post N°1

    Toute ville a sa part d’ombre, ses déchets humains. Ce n’est pas un quartier plus pauvre ou plus miséreux. C’est une ombre permanente, qui se construit en opposition de tout ce que l’étranger peut voir. Ce n’est pas une société de malfrats, de bandits ou d’hommes sans dieux. On y trouve de bons pères de familles, des mères aimantes et des jeunes filles sans le sou. C’est un réseau du vice et de l’arrangement. Ou tout se trouve par le service, l’entente et la menace. C’est à ce monde que Val appartient depuis presque quatre années. Sans travailler, sans vraiment mendier, ou seulement aux heures les plus sombres.
    Personne n’est heureux dans une demi-vie comme celle-ci. Il faut écraser son esprit sous des litres d’alcool avant de ne plus sentir passer les journées. Il n’y a que comme ça qu’on peut survivre. Ou plutôt sous-vivre…
    Regardant défiler les vivants par la porte comme on regarde s’écraser les vagues sur les récifs d’Akranikas, sans tout à fait les voir ni tout à fait les ignorer, Val languissait au comptoir, sirotant les fonds de verres. Il était seul depuis plusieurs heures. Il avait du pain pour ce soir, rien ne l’inquiétait. Ses souvenirs flottaient lentement au fond de ses yeux.
    « Voilà cet enfoiré qui se tire. Il avait du culot de revenir ici le salaud. » Il attrapa un autre verre presque vide tout en marmonnant quelques injures contre ses connaissances. « Et v’la le cochon qui s’est trouvé une autre pute pour la nuit. L’enfoiré s’est jamais rien vu refuser. De gré ou de force. » Val observait un vieil homme qu’il connaissait bien de réputation. Un vieil obsédé qui n’hésitait pas à user de tous les moyens pour satisfaire ses plaisirs libidineux. « Et dire qu’il va se taper une nana qui pourrait être ma môme ! »
    « Eh, m’sieur ! Une bière pour moi et une autre pour mon accompagnant ! s’écria la fille »
    « Mince l’enflure il l’a déjà dans la poche … »
    Intrigué par la vitesse à laquelle l’homme l’avait séduite qui ne collait pas avec sa réputation de violence et attiré par l’idée même que cette petite créature aux rondeurs suggestives eût put être sa fille si les choses avaient étés autrement, Val s’approcha lentement de la table, pour glaner quelques paroles.
    « Keuf... Alors j'ai commencé à fuir »
    « Quand le troll les a réduits »
    « …mais ce que c'est »
    L’alcool qui sifflait aux tempes de Val lui brouillait la notion de discrétion. Il dû bientôt s’arrêter à quelques tables du couple pour ne pas avoir à justifier sa curiosité. Si au moins le vieux ne l’avait pas déjà aperçu du coin de l’œil.


    Dernière édition par Val Zorastore le Lun 28 Mar 2011 - 0:15, édité 3 fois
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Liserande Sae le Mer 23 Mar 2011 - 1:27

    Post n°3
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    A nouveau, Lise dut subir un monologue du vieil aviné. Seulement, cette fois l’histoire était intéressante. Du moins le lui semblait-il. L’alcool devait aider.

    Le parleur avait un certain talent pour le suspense. Un talent que la jeune femme n’appréciait pas à sa juste valeur la forçant à attendre davantage les informations qu’elle désirait. Surtout car il réclamait à nouveau à boire.

    Mais avant, la rouquine avait quelque chose à clarifier avec l’homme aux mains baladeuses.


    « Eh, on touche pas à la marchande comme ça, rouspéta-t-elle en tapant la main trop entreprenante et la repoussant. Pour avoir la droiture de faire ça faut avoir du méritement. Par esquemple, tu continues et finis ton histoire. »

    Puis, elle se rendit compte qu’elle avait encore soif et que sa chope était à nouveau vide. Ca se vidait à une de ces vitesses ces choses-là ! Il lui fallait donc passer commande à nouveau. Donc, autant satisfaire la soif de l’ivrogne en même temps.

    « Eh, l’aubergine ! Deux autres bières pour moi et l’autre alcoolisateur, ordonna-t-elle d’une voix forte. »

    Lise dut attendre un peu plus qu’avant, le temps que l’aubergiste comprenne qu’elle s’était adressée à lui. A nouveau, deux chopes furent posées sur la table et trente radis changèrent de propriétaire.

    A peine le breuvage remis, Lise l’avait bu d’un trait. Elle lâcha un rôt peu féminin mais très libérateur et plaisant. Elle en profita pour reprendre une position plus digne, cachant ses attributs à la vue du supposé aventurier.


    « Bon, maintenant tu racontes la fin d’ton histoire. Sinon… pas d’récompense. Et p’têt pire que le manquement de récompense, menaça-t-elle. »

    Liserande espérait beaucoup que le conteur finirait son histoire et cela de façon intéressante. Non pas qu’elle ait envie de le récompenser mais le récit l’avait captivée. Principalement la mention du trésor et davantage celle du papier qui se devait d’être une carte au trésor ou encore mieux.

    De plus, l’alcool devait commencer à lui monter à la tête car elle avait l’étrange impression qu’on l’observait. C’était étrange comme sensation car elle savait pertinemment qu’on la regardait où qu’elle aille. Sa beauté et surtout sa couleur de cheveux faisait qu’elle passait rarement inaperçue. C’est ça qui l’importunait, avoir l’impression d’une chose qu’elle savait avoir lieu. L’alcool avait vraiment des effets bizarres.

    Aussi Lise reporta-t-elle son attention sur le borgne. Aussi désagréable que soit sa vue, elle était plus rassurante que les interrogations que l’alcool faisait naître en elle.


    [Veuillez me retirer 30 radis pour les deux nouvelles bières. Merci.]
    [LL : Fait !]
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Armand De Réas le Mer 23 Mar 2011 - 6:05

    Post précédent

    Post n°2
    Armand De Réas


    "Toutes les bonnes aventures commencent dans une taverne!", dit le proverbe.

    En passant la porte du Gai Albatros, Armand se mit à douter de la bonne foi de ceux qui prononcent ce dicton avec force zèle. Le lieu n'était qu'un repère pour âmes égarées et soudards édentés. Il n'y avait là rien d'héroïque ou d'épique. Une bataille était en cours en ce lieu, certes, mais c'était la bataille qui opposait l'homme sobre à l'alcool. Les pertes étaient lourdes et une constatation s'imposait : l'alcool était vainqueur, et largement !
    Armand sourit de toutes ses dents en se dirigeant vers le comptoir : c'était l'endroit idéal pour fêter comme il se doit son retour à Port-Pergas.

    "Voyons si votre bière mérite sa réputation! Deux bières, patron!", apostropha-t-il à l'adresse du barman.

    Celui-ci grogna subrepticement en servant le nouveau venu, ne se faisant pas d'illusion quant à la réputation qu'avait sa bière et ne goûtant pas ce léger sarcasme.
    Voyant la réaction du barman, Armand rallongea de 5 radis l'addition puis se tourna vers l'assistance à la recherche d'un compagnon alcoolique suffisamment sobre pour pouvoir partager quelques bières en échangeant des propos à peu près cohérent...

    [Enlevez moi 35 radis pour les 2 bières et le petit pourboire svp]
    [brise : fait]
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Brisecous le Mer 23 Mar 2011 - 19:09

    Le vieux briscard dressa les oreilles aux propos de la putain qui se tenait devant lui :

    « Eh, on touche pas à la marchande comme ça, rouspéta-t-elle en tapant la main trop entreprenante et la repoussant. Pour avoir des calins faut avoir du méritement. Par esquemple, tu continues et finis ton histoire, et t'auras droit à une gâterie. »

    Tandis que la donzelle lui commandait une autre bière qu'il but également d'un trait, la femelle en chaleur ajouta :

    « Bon, maintenant tu racontes la fin d’ton histoire. Sinon… pas d’récompense. Et p’têt que t'auras une belle récompense, ajouta-t-elle. »

    Une lueur d'excitation perverse flamboya dans l'oeil de l'homme. "Alors comme ça, ma belle histoire vau... Keuf... Keuf... Aaaarkkk Rtpfiu ! (crachat sanguinolent) vaudrait bien une petite gâterie, hein ? D'accord ma jolie. Mais n'oublie pas ta promesse. J'suis très gentil avec les filles av'nantes dans ton genre. Très très gentil. Tu verras qu'tu regretteras pas mes années d'expérience, ça non ! Ark Ark Ark Keuf... Keuf..."

    L'homme déplaça sa chaise d'un air de conspirateur du côté de la table ou se tenait la jeune femme, son genou touchant le genou de Liserande, son visage penché vers elle et un bras lui entourant les épaules... et glissant au fur et à mesure de la suite de son histoire vers son sein.

    "Où qu'j'en étais déjà ? Ah oui, y'avait ce putain de papier donc, et d'ssus, seulement quelques mots griffonnés. J'ai failli jeter le machin en me disant qu'il servait à protéger l'rubis, mais à la lecture ça ressemblait à une sorte d'rendez-vous qu'avait lieu le surlendemain. Y'avait une heure, et un lieu, "le troll renversé", qu'en fait seul un habitué des Monts du Nord pourrait connaître. C'caillou là en fait c'est pas un troll, mais un simple gros caillou allongé à moitié couché contre une petite falaise. Y'a des légendes qui disent qu'le truc serait un ancien troll pétrifié par les dieux, des conneries quoi. Ou encore qu'ça serait une pierre solaire en l'honneur de Këgoh ou Mörken, des conneries aussi (nouveau crachat de mépris). Bref, y'avait ce mot et ce..."

    Le vieux fut coupé par un bruit de fracas et un pied de chaise vola entre l'homme et Liserande, manquant d'éborgner cette dernière...

    [...]

    Pendant ce temps, un homme entre deux âges, au visage marqué, aux épaules voûtées et à la musculature puissante signifiant qu'il était sans doute un sang-mêlé - mais mêlé à quoi ? - tentait de s'approcher de la scène, mû par sa curiosité. Plus occupé à observer la jeune femme et son dégoûtant interlocuteur, il bouscula une table à laquelle deux hommes jouaient à un jeu de cartes en bois, bousculant le jeu au passage. Le temps se figea pour le sang-mêlé, tandis qu'un homme se levait doucement de sa chaise, prononçant ces mots : "Sale bâtard, tu vas regretter c'que tu viens d'faire."

    L'homme était petit, il arrivait à peine au-dessus du menton de l'homme étrange. Son cou de taureau, son torse épais, ses bras puissants et sa démarche courbée le désignaient comme un docker. L'homme visiblement était rustre, méchant, et profitait de son temps libre pour se venger sur les autres d'être exploité et méprisé par son patron. Il agrippa le maladroit par les épaules et commença à le secouer. La brute se serait probablement contentée d'excuses bredouillées et d'un coup de pied au cul, n'avait été le capuchon du sang-mêlé qui tomba sous la secousse, révélant ses traits étranges. Les yeux du docker s'allumèrent alors d'une lueur farouche et vicieuse, et il poussa méchamment l'homme contre la table où cartes et jetons valdinguèrent, tandis que l'autre joueur se reculait précipitamment pour éviter de se prendre le pantin qu'était devenu l'homme dans la figure. Ce dernier eut juste le temps de se redresser qu'une chaise volait, heureusement lancée sans viser et qui s'écrasa violemment contre un mur, projetant des échardes, des morceaux de dossier et des pieds sur les buveurs attablés alentour.

    Le tavernier, alarmé, hurla : "Arrêtez tout de suite, ou j'appelle la garde !", visiblement sans grand succès. Les autres clients, selon leur nature, s'apprêtaient à sortir discrètement, à regarder avec délectation ou à profiter de l'occasion pour distribuer quelques gnons. Tous semblaient, en bon habitués, s'attendre à une bagarre générale imminente. Le tavernier, dans un ultime effort de sauver son établissement des dégâts prévisibles, chercha quelqu'un capable de faire cesser la bagarre. Tous détournèrent le regard, sauf l'homme en face de lui, qui venait de commander deux bières. Souriant, de taille moyenne mais visiblement athlétique, ce dernier semblait encore ignorer les codes qui ont cours dans les tavernes de Port-Pergas : Ne jamais se porter volontaire. "Eh toi l'étranger, oui toi là avec ton chapeau bizarre ! Fais quelque chose ! Tu vas pas laisser Gërt massacrer mon établis... massacrer ce pauvre homme à cause d'une partie de cartes quand même !"

    [...]

    Tandis que le pied de chaise manquait de peu Liserande, son malotru de compagnon l'attira contre lui en lui soufflant quelques mots avinés à l'oreille : "On va pas pouvoir êt' tranquilles si on reste ici, l'Gros Gërt va encore faire des siennes. J'connais une auberge à l'heure, pas loin, on pourrait y aller, on s'rait tranquilles et puis on pourrait apprendre à se connaître un peu plus... intimement. Et puis je te raconterais la fin de mon histoire..." dit-il d'un ton d'invite à peine masqué.

    [A vous, tous les trois. Vous pouvez décider ce que vous voulez mais n'oubliez pas que dans le nouveau système ce n'est pas à vous de résoudre les
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Val Zorastore le Mer 23 Mar 2011 - 20:06

    Post n°2
    Ce n’était pas l’attention du vieux que Val avait attiré, mais les foudres de Gërt. Val avait déjà eu affaire à ce docker il y a quelques mois. Peut-être un an. Le pauvre bougre avait une vie de merde et se droguait à la violence pour oublier. Chacun son truc. Le problème, c’est que celui-ci était un humain pur-sang et fière de l’être… Tous ceux qui étaient le fruit d’un métissage, il ne pouvait pas les encadrer.
    Quelques images sans sens passèrent à l’esprit de Val, le souvenir de sa première rencontre avec Gërt sur le gué, quand il lui avait refilé une camelote quelconque contre une caisse de poissons. Gërt l’avait passé à tabac le lendemain, puis Val avait voulu se venger sans succès et s’était fait démonter une fois de plus. La seule chose distincte à laquelle il pensait, c’était la fille. Elle lui avait échappée. Il ne comprenait toujours pas pourquoi elle l’intriguait tant mais il ne voulait pas qu’elle se tire tout de suite.
    Il tourna la tête vers la table où elle se trouvait mais n’eut pas le temps de l’apercevoir qu’il se reçut un violent coup dans la tête. Un coup de pied de chaise. Sonné. Autour de lui le vacarme. Des gens qui bougent. Une douleur au ventre. Un autre coup surement… Il lui en fallait bien plus que ça pour baisser les bras mais l’alcool et l’état de défaite permanente, dans lequel Val se complaisait depuis plusieurs années, le rendait apathique. « Sale bâtard, tu vas regretter c'que tu viens d'faire. » Ces mots raisonnaient dans la tête de Val, toujours couché sur la table. L’image de la fille revenait devant ses yeux. La lassitude s’estompait. A sa place, naissait une colère renfermée depuis quatre longues années. La colère de la défaite. Engloutie sous l’alcool elle refaisait surface pour exciter ses membres. Une bouffée de chaleur électrique, de tension ardente lui écrasa les poumons.
    Sans toutefois reprendre ses esprits, Val se redressa d’un seul mouvement qui déstabilisa Gërt. Ce dernier tenait sa chaise dans les mains tandis qu’autour d’eux un cercle de buveurs braillait. Val jeta un coup d’œil à son adversaire pour vérifier s’il était plus dangereusement armé qu’un simple docker. Dans le même temps, laissant la colère s’emparer de son corps, il empoigna dans un geste explicite une bouteille de la main droite, espérant pouvoir en même temps saisir discrètement le harpon qu’il portait en bandoulière. Il espérait ainsi pouvoir le dégainer si besoin était. Mais mieux valait ne pas se montrer trop agressif, si il pouvait se contenter d'une simple escarmouche de taverne, tant mieux !
    [Gërt est-il armé ? Me voit-il saisir mon harpon ?]


    Dernière édition par Val Zorastore le Lun 28 Mar 2011 - 0:16, édité 2 fois
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    Liserande Sae
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Liserande Sae le Jeu 24 Mar 2011 - 0:53

    Post n°4
    Liserande Sae


    Les sous-entendus graveleux du vieux commençaient à mettre Lise mal à l’aise. Ses contacts lui donnaient de plus en plus envie de vomir. Séparément son délabrement physique et sa lubricité auraient pu la laisser indifférente. Seulement, leur action conjointe horripilait la jeune femme.

    Cependant, elle le supportait encore, difficilement, uniquement pour connaître le fin mot de l’histoire. Les détails qu’elle imprimait dans sa mémoire occultèrent la proximité du pervers. Provisoirement.

    Seulement, un projectile brisa cet équilibre précaire. Il passa à un cheveu de la rouquine. Qui osait attenter à sa vie ainsi ? La colère monta en elle.


    « Non mais ! Qui c’est le c… »

    Le rapprochement soudain d’Œil Lubrique la coupa dans son élan de déchargement haineux. Son irritation se dirigea vers lui. Il ne se rendit pas compte que sa proposition malsaine ne faisait que croitre la haine de Lise.

    Le point de non-retour venait d’être franchi. Exaspérée et énervée, Liserande porta la main à sa ceinture. Et, d’un geste preste s’empara de sa dague et la pointa contre Œil Lubrique. Contre son œil justement.


    « Bon, tu vois c’machin. Et ben, c’est pas un joujou. C’est pas pour protéger ma virginalité non plus. C’pour dire que j’sais m’en servir de ce bout d’métal pointu. Donc, si tu continues tu s’ras forcé d’porter un deuxième bandeau. Alors, tu vas t’calmer tes ardeurs et tu vas tout m’diser sur ton historiette. »

    La main de Lise tremblait sous l’effet de la colère. La pointe de la dague se rapprochait dangereusement et s’éloignait imperceptiblement de l’iris valide du menacé.

    « Ah, et si tu crois qu’tu vas pouvoir profiter d’mon corps, tu t’fous l’doigt dans l’œil et jusqu’au coude. L’meilleur qui peut t’arriver, c’est de tout me diser et parter en vie. Ah, et aussi si t’as d’la richesse sur toi, j’la prends aussi. »

    Lise se sentait beaucoup mieux grâce à ses menaces. Cependant, ce n’était pas assez. Elle avait tellement envie de planter le vieux. Elle avait un peu conscience de la bagarre se généralisant bien autour d’elle. Peut être que si ce n’était pas le pervers qui prenait, un autre y aurait le droit. Ou encore mieux, peut être qu’une personne attirante, et là ses critères étaient assez bas mais pas suffisamment pour aller avec Œil Lubrique, se présenterait et lui permettrait de décharger l’énergie en elle différemment qu’en la poignardant.

    [MDJ, comment qu'il réagit le petit vieux ? Merci.]
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    Agil Lothendan
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Agil Lothendan le Jeu 24 Mar 2011 - 1:05

    Précédement

    Post 3

    Agil Lothendan

    Le brouhaha était intense dans la taverne. L'on criait, cassait des bouteilles, se battait. Agil fut bousculé par plusieurs personnes qui fuyaient le lieu de la bagarre en rejoignant la sortie. Lui s'arrêta un instant. Il y avait en particulier deux personnes qui se battaient, collées l'une à l'autre, la première étant très grande et assez robuste, l'autre plus petite et trapue, elle semblait plus vive aussi. Un cercle s'était formé autour des deux hommes et les encourageait au combat par des cris et des insultes pour l'un ou l'autre. Ailleurs, des personnes se battaient, d'autres essayaient de ne pas prendre part à la rixe en restant ancré à leur siège. Le regard d'Agil s'arrêta sur un homme au comptoir, qui lorgnait alors la bagarre d'un œil. Il s'agissait d'Armant de Réas. Bien sûr Agil ne connaissait pas son nom mais il se rappelait l'avoir vu entrer dans l'auberge. Quelque chose l'avait alors frappé dans son regard sans que le noble chevalier ne put déterminer de quoi il s'agissait. Se frayant un chemin jusqu'au comptoir, il s'accouda à côter de lui.


    "Hola, brave homme, dit-il. Quel étrange lieu que celui-ci. N'y a-t-il personne pour stopper cette rixe ? Si j'étais en mon pays j'interviendrais en ma qualité de représentant de la loi et garant de la sécurité pour aider ce malheureux aubergiste (ce dernier était paniqué à cette instant et cherchait de l'aide autour de lui) ; cependant je ne suis pas ici chez moi et je n'ose faire quoi que ce soit."

    N'ayant pour ainsi dire jamais fréquenté d'auberge de ce genre, Agil ignorait tout des bagarre fréquentes qui secouaient ces endroits (qu'elle soit de Norgod ou d'Amrésia)
    .


    Dernière édition par Agil Lothendan le Jeu 21 Avr 2011 - 0:27, édité 1 fois
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    Armand De Réas
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Armand De Réas le Jeu 24 Mar 2011 - 9:05

    Post n° 3
    Armand De Réas


    Armand n'avait pas posé ses lèvres sur le rebord de sa première bière qu'une bagarre éclatait.
    De par son expérience des tavernes portuaires, Armand avait à plusieurs reprises assisté à des rixes alcoolisées, parfois en tant que simple spectateur, parfois en tant que joyeux participant, parfois même en tant qu'initiateur.
    La limite entre une joyeuse bataille d'alcoolique ou une émeute sanglante est ténue. Il en faut peu pour que ce que les piliers de bar considèrent souvent comme un sport national tourne au carnage.

    Il existe quelques règles simples pour s'assurer qu'une bagarre de comptoir ne dégénére pas :
    1. les participants doivent être complètement saoul,
    2. les chaises de l'auberge doivent être de mauvaises factures, afin que celles-ci se brisent à la première occasion sans faire de réels dégâts,
    3. l'aubergiste doit être affolé à l'idée de voir son établissement détruit, et prévenir au moins une fois les participants que s'ils continuent, il va appeler la garde,
    4. la garde ne doit pas intervenir avant la fin de la bagarre,
    5. et enfin, la règle la plus importante, il faut que le motif de la bagarre soit absolument trivial.


    Tout semblait bien débuter, les 5 règles étant respectées.
    Armand se mit donc en position de spectateur en se réjouissant intérieurement d'avoir choisit cette taverne plutôt qu'une autre. Autour de lui, l'alcool refluait, des paris s'organisaient et une joyeuse ambiance gagna bientôt la pièce.
    Mais les choses changèrent rapidement lorsqu'un des protagoniste se révéla être un sang-mêlé : le ton monta, l'ambiance joyeuse ressenti auparavant se transforma vite en une atmosphère agressive, presque haineuse. Quelqu'un dans l'assistance cria "Dehors la peau-verte !". La règle n°5 n'était plus respecté et les choses risquaient de dégénérer rapidement à l'insu du demi-orc.

    L'aubergiste interpella Armand, lui réclamant son aide :
    "Eh toi l'étranger, oui toi là avec ton chapeau bizarre ! Fais quelque chose ! Tu vas pas laisser Gërt massacrer mon établis... massacrer ce pauvre homme à cause d'une partie de cartes quand même !"
    Armand examina de plus près la situation. Le demi-orc venait de se relever et faisait maintenant face à Gërt, prêt à en découdre. En vérité, Armand ne doutait pas qu'il puisse tenir tête à Gërt, mais même s'il en sortait vainqueur, la foule ne serait pas satisfaite.

    Un homme qu'il n'avait pas vu s'approcher de lui tant il était absorbé par le combat en cours, lui dit en Sipahan :
    "Hola, brave homme. Quel étrange lieu que celui-ci. N'y a-t-il personne pour stopper cette rixe ? Si j'étais en mon pays j'interviendrais en ma qualité de représentant de la loi et garant de la sécurité pour aider ce malheureux aubergiste ; cependant je ne suis pas ici chez moi et je n'ose faire quoi que ce soit."
    Armand se retourna et reconnut immédiatement le nouvel arrivant Amrésien qu'il avait aperçut peu de temps auparavant sur le quai. Il ne put s'empêcher de rire franchement en voyant l'air effaré de l'Amrésien et en écoutant ses paroles.
    Puis il lui répondit en Sipahan :
    "Crois-moi l'ami, si un représentant de l'ordre intervenait maintenant, ça ne ferait qu'empirer les choses ! Crois moi aussi si je te dis qu'il n'y a pas de nationalité dans une bagarre de taverne. Si tu veux aider, surveilles cet homme là-bas, et s'il fait mine d'intervenir, arrêtes-le !", tout en disant ces paroles, il désigna à Agil l'homme qui quelques instants auparavant jouait aux cartes avec le Gros Gërt.

    Puis il reposa ses deux bières sur le comptoir en lançant à l'aubergiste un "Gardes-les moi au frais !" et se fraya un chemin à travers la foule jusqu'aux deux combattants.
    Il prit soin de contourner le combat de telle sorte qu'il se plaça juste derrière Gërt sans que celui-ci le remarque. Il attendit le moment propice puis tira son sabre hors de son fourreau et plaça la lame à une vingtaine de centimètres de l'oreille de Gërt. Il déclara dans le même temps d'une voix forte pour que tous l'entendent par-dessus le brouhaha:

    "Hola, l'homme ! Laisses ce citoyen tranquille, ranges ta haine et quittes les lieux sur le champ si tu ne veux pas me contrarier !"

    Et de conclure dans un sourire narquois en rapprochant un peu plus la lame de l'oreille de Gërt :

    "Tu ne veux pas me contrarier, pas vrai ?"

    Puis Armand attendit la réponse du rustre en espérant que l'homme n'était pas assez stupide pour tenter quelque chose de... hem... stupide.
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    Xark O'Fannigan
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Xark O'Fannigan le Sam 26 Mar 2011 - 17:35

    Post N°1
    Xark/Xark

    Avançant d'un pas sereins, sous l'œil avisé des gardes. L'homme était enfin libre mais un sentiment de regret accompagnait la marche. Tel une ombre qui planait sur Xark, suppôt d'un sombre dessein, n'inspirant seulement la crainte d'une erreur de la part des autorités Pergasiennes. C'était ainsi, qu'en fin d'après midi, l'on pouvait voir un fantôme se diriger vers le Port de la-dite ville. Soudain, l'intéressé s'arrêta devant une auberge. Le vacarme aurait du l'interpeller bien plus tôt, autant fut-il que ce soit le bruit qui l'interpella.

    Il se dirigea vers le porte, et l'entrouvrit pour se glisser dans l'établissement. Une bagarre. Xark se plaça dans un coin pour rester le plus discret possible. Au dire, un docker voulait massacrer un sang-mêlé. Mais à la vu, le-dit docker était pris en joue. Pas très amusant comme affaire. Il tourna la tête, trois dockers tout aussi saouls regardaient la scène de façon amusé. Il se dirigea vers eux, s'assit à leurs cotés, posa un noru sur la table et dit: J'offre un Noru à celui qui me ramène le chapeau de l'épéiste qui menace votre collègue.

    Sitôt dis, il reprit son argent et attendait une réponse.

    [Hrp: Puis-je participer aux hostilités? Si oui, quel est la réponse des dockers?]
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Brisecous le Dim 27 Mar 2011 - 21:40

    Le semi-Orc parvint à saisir son harpon, et, par un coup de chance inouï, réussit à éviter le gros bras de Gërt qui frappa le vide dans un mouvement vertical, avant d'achever sa course sur une table qui éclata sous l'impact. Alors que l'homme nommé Val se reculait d'un pas, l'arme à moitié sortie du fourreau, le docker le regarda - et regarda son arme - d'un oeil mauvais : "Ah oué ? Tu veux jouer à ça ? J'vais te pulvériser..." Il s'avança d'un pas assuré, saisissant une moitié de table désarticulée et la levant au-dessus de sa tête, bien décidé à l'éclater sur l'importun qui avait osé sortir une arme dans une bagarre de taverne...

    [...]

    Oeil Lubrique regarda la jeune femme d'un oeil ahuri, tandis que la pointe de la dague s'approchait dangereusement de sa pupille. Puis il sourit :

    " T'es trop conne ma belle. T'aurais pu passer un bon moment avec moi, et à la place tu préfère me menacer au beau milieu de l'auberge du Gai Albatros. Tu veux mon histoir', ma bourse et KEUF... KEUF KEUF... tu veux rien m'donner en échange ? On la fait pas au viel Errold." Sur ces mots, sa voix se durcit et il reprit, les traits durs et menaçants : "T'as trois solutions, salope. Soit tu continues à m'menacer et je crie, et les aut' vont te tomber dessus. Soit KEUF KEUF... soit tu m'tues et les aut' vont te tomber dessus. Soit tu baisses gentiment ton arme, et p'têtre que je t'ouvrirai pas le bide avec le couteau qu'je tiens actuellement tout contre toi. Et en prime, j'crois que tu vas m'rouler un gros patin si tu veux pas qu'je devienne très très méchant."

    [...]

    Alors que le gentihomme sortait sa lame et menaçait Gërt de ces mots :
    "Hola, l'homme ! Laisses ce citoyen tranquille, ranges ta haine et quittes les lieux sur le champ si tu ne veux pas me contrarier !", le docker lâcha lourdement son morceau de table, avant de Grommeler quelque chose qui ressemblait à : "Sal' bâtard de fils de chienne".

    Malheureusement pour l'homme au chapeau, une chope lancée à forte puissance lui heurta le crâne, et il sombra dans une inconscience qui dura à peine deux secondes. Mais c'était assez pour que quelque chose de non déterminé se jette sur lui et le plaque au sol, lui faisant lâcher sa lame...

    Assis dans un coin, un homme encapuchonné au regard froid sourit, à la vue des deux dockers qui s'étaient levés pour se précipiter sur l'homme au chapeau, tandis que le troisième baissait le bras qui venait de lancer la chopine.

    "Mais pour son chapeau mon vieux, ça va êt' un noru par personne, c'est moi qui teul dis !"

    [...]

    Pendant ce temps-là, l'homme habillé de blanc au manteau brun restait devant le comptoir, évitant les projectiles, se faisant petit en essayant de ne contrarier personne...


    [S'il vous plaît, plus de nouvel intervenant hormis ceux qui ont déjà posté sur ce sujet. Après, ça fait vraiment trop de monde]


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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Val Zorastore le Lun 28 Mar 2011 - 0:10

    Post N°3
    « Eh merde, voilà qu’j’empire les choses. » Val savait bien qu’il ne fallait jamais sortir d’armes tranchantes ou perçantes dans une taverne. On se contentait de mettre des coups. Mais la surprise, l’alcool et la haine qui s’était emparé de lui l’avaient rendu plus vulnérable et impulsif. Il voyait déjà la table brandie au-dessus de la tête de Gërt s’écraser sur son crâne et ce n’était pas avec un harpon qu’il allait l’arrêter. La peur et l’adrénaline lui rendirent sa lucidité une seconde, peut-être moins. Juste le temps d’avoir peur et de comprendre son erreur. Une fraction de seconde dans laquelle il eut le temps de penser à ce qu’il faisait ici. Dans laquelle il avait eu le temps de regretter de perdre la vie saoul dans une taverne.
    Puis il aperçut du coin de l’œil un objet le rater de peu. « C’est trop con de crever comme un gobelin, en pouilleux impuissant. » Le regard de Gërt changea d’un coup. Il lâcha sans raison apparente la table qu’il tenait. Val n’attendit pas que la fortune lui donna une troisième chance. Il recula de quelques pas, son dos heurta un corps et, dans un seul mouvement, il fit volte-face - écrasa la bouteille qu’il tenait contre ce qu’il supposait être le crâne d’un individu. Il ne prit pas la peine de regarder ce qu’il avait frappé, il était préoccupé par autre chose. Un étranger stupide avait dégainé un sabre. C’était irresponsable (d’ailleurs le bougre n’avait pas fait long feu) mais Val savait que c’était à lui qu’il devait l’attitude de Gërt.
    Val sentit avec surprise que sa main tenait encore son harpon, toujours dans son dos. Il hésita une seconde, peut être une seconde de trop. C’est parce qu’il a voulu le sortir qu’il a envenimé la situation. Mais maintenant que c’est fait, il doit bien se défendre ! Oui mais on pourrait très bien en revenir à une escarmouche ordinaire… Surement pas, tout le monde est à cran et ils en ont après les peaux vertes ! Sauf qu’en sortant les armes, l’infériorité numérique sera bien plus dangereuse…
    Il aperçut sans l’avoir cherchée la fille aux deux bières. Elle avait aussi sorti les grands moyens. « Elle a du culot la petite mais c’est déjà plus qu’une charogne. » En effet, il n’y a pas beaucoup de raisons pour qu’un vieillard libidineux survive aussi longtemps. Soit il est plein aux as, soit il a du monde derrière lui. Celui-ci n’était pas spécialement riche. Val n’éprouvait pas la moindre pitié pour elle. Elle le fascinait parce qu’il s’était imaginé une seconde qu’elle aurait pu être sa fille : cette pensée ne l’avait plus traversée depuis qu’il était marié à l’alcool. Mais il ne l’aimait pas. Si elle était assez bête pour signer son arrêt de mort, tant pis pour elle.
    Mais stratégiquement, il était de son côté. Elle allait avoir à en découdre avec des gros bras. Tant mieux, elle détournerait l’attention. Il était aussi redevable à l’étranger qui venait de le sauver. Et ces deux-là avaient sorti leurs armes.
    Toutes ces pensées, Val avait l’impression de les rêver. Comme si c’était un lui d’ailleurs qui les faisait. Un lui sobre et taciturne. Qui constatait paisiblement la situation, bien loin de cette tension qui électrisait ses membres. Maintenant que cette esprit enfoui en lui avait jugé meilleur de s’armer, il tenait devant lui le harpon qui lui avait déjà sauvé la vie plus de vingt ans auparavant. Alors qu’il le faisait tournoyer autour de lui, cette voix reprit de plus belle, lui soufflant qu’il s’était trompé, qu’il n’aurait jamais dû faire ça. Le doute, l’hésitation. La voix lui soufflait aussi qu’il ne devait pas se déconcentrer. Puis elle le critiqua encore. Puis elle lui dit qu’il était trop saoul et trop vieux pour ça. Le harpon heurta quelque chose. Humain ? Objet ? Autre ? Val hurla pour chasser ce qui restait de son esprit raisonnable et revenir complètement à cet état bestial qui est synonyme de survie dans certaines situations.
    Il se propulsa vers la sortie.



    [Qu'est ce que Val a frappé avec la bouteille & le harpon ? Combien de mètres fait-il ?]


    Dernière édition par Val Zorastore le Lun 28 Mar 2011 - 18:21, édité 1 fois
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    Liserande Sae
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Liserande Sae le Lun 28 Mar 2011 - 1:25

    Post n°5
    Liserande Sae


    La réaction du vieux dénommé Errold surprit Lise. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’on l’insulte et menace alors que c’était ELLE qui tenait l’arme et la pointait bien en évidence. Bien sous les yeux, enfin l’œil, du supposé agressé.

    Puis, ce fut au tour de la colère de rendre à nouveau visite à la rouquine. Non mais, pour qui se prenait ce décrépit ! Il la menaçait avec un truc ridicule. Mais sûrement moins que ce qu’il avait dans le pantalon. Œil Pervers ne devait pas avoir quelque chose d’aussi dur et long – question de point de vue – entre les mains souvent. Et, si c’était comme pour son entrejambe, il avait dû user de son coutelas il y a déjà des lustres pour la dernière fois.

    Finalement, Liserande se mit à rire. Elle rigola au nez et à la barbe grisâtre d’Errold. Lise avait laissé le temps aux propos supposés intimidant de l’abièré – comme aviné, mais avec de la bière – d'atteindre son cerveau.


    « J’suis p’têt conne, mais pas plus qu’toi. Si tu croives qu’j’vais t’laisser m’toucher comme ça, tu rêves mon vieillot. Et, si t’essaies de m’rouler une pelleté, t’y laisseras ta languette ! »

    Lise se rendant compte que le fait d’avoir une dague bien en vue d’éventuels spectateurs pouvait se révéler néfaste pour elle, elle la baissa pour la mettre au même niveau que celle de son opposant.

    « Eh, mon gros malin, moi aussi j’peux crier. Et là, tu croives que c’est qui qu’on va aider ? L’vieux puant qui picole ou celle qui pourra récompenser ses sauveteurs ? demanda-t-elle avec un sourire méchant. Si tu m’tues, c’est sur toi qu’on va sauter. T’es sûr qu’tu veux qu’d’autres gros lourdauds t’sautent dessus ? Moi, s’ils me sautent, j’m’en sortirais mieux qu’si c’est avec toi qu’j’le fais, rajouta Lise ayant omis volontairement un mot. »

    Lise se sentait fière d’elle, même si non sortie de l’auberge. Elle savait bien que les vieux étaient des êtres coriaces. La preuve étant qu’ils mettaient toujours du temps avant de rejoindre Nethfer et de laisser leur monde enfin tranquille. La jeune femme se demandait quel nouveau coup tordu il allait bien pouvoir lui faire cette fois. Mais, elle préféra profiter de l’instant présent.

    « T’as voulu jouer au couillon. T’as gagné. Mais c’est pas l’genre de jeu qu’faut gagner, railla-t-elle. »

    Liserande avait une lame contre son ventre et en pointait une vers celui du vieux. Sa vie était menacée, mais elle n’avait pas plus peur que ça. Elle avait décidé de parier sur le fait qu’Errold tiendrait plus à sa vie qu’elle. De plus, elle avait toujours quelques tours de réserves dans sa sacoche.
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    Armand De Réas
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Armand De Réas le Lun 28 Mar 2011 - 11:20

    Post n°4
    Armand De Réas


    Lorsque Gërt lâcha sa table sous le coup de la menace, Armand poussa un soupir de soulagement.

    Puis quelque chose heurta sa tempe et il perdit connaissance quelques secondes.
    Puis quelqu'un le percuta de plein fouet l'envoyant rouler-bouler dans un coin de la taverne.

    L'accrochage entre Armand et ce qu'il reconnut être un docker n'avait rien d’esthétique : les coups étaient portés au petit bonheur dans cette empoignade chaotique. Un moment, Armand parvint à se placer dans une position avantageuse pour donner des gnons. Et il en donna quelques-uns, mais ce fut de courte durée, puisqu'un deuxième docker rentra dans la danse et le plaqua à nouveau au sol,

    A deux contre un, il ne faisait pas le poids !
    Rapidement, il fut placé dans une situation désavantageuse : un des dockers était au-dessus d'Armand, à califourchon, lui interdisant le moindre mouvement et lui administrant des coups à intervalle régulier.
    Bizarrement, Armand se surprit à penser que les coups en question n'étaient pas si violent qu'ils auraient pu être (à croire que ces deux dockers n'en voulaient pas réellement à sa santé!).
    L'autre docker était placé à coté des deux adversaires et tentait d'agripper la tête d'Armand. Armand repoussa sa main. Il reçut un coup plus insistant que les autres.
    Une deuxième tentative du docker pour agripper sa tête mais cette fois Armand ne parvint pas à repousser l'agresseur et celui-ci s'empara de son chapeau.
    Il souffla à l'autre : "Je l'ai !" puis, au lieu d'aider son compagnon à achever Armand, il se désintéressa de l'empoignade.
    Il y eut un flottement chez le docker restant : celui-ci affichait une mine vaguement satisfaite en regardant du coin de l’œil l'autre docker en possession du chapeau d'Armand.
    Armand mit à profit cet instant de répit pour replier ses jambes et tenter de les envoyer en plein dans le sternum du docker.

    [Est-ce qu'Armand parvient à envoyer ses pieds dans le sternum du 1° docker? Si oui, il se relève et observe où se trouve le 2° docker au chapeau tout en se tenant prêt à parer à une nouvelle attaque éventuelle du 1° docker]


    Dernière édition par Armand De Réas le Mar 5 Avr 2011 - 17:39, édité 2 fois
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    Agil Lothendan
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Agil Lothendan le Mer 30 Mar 2011 - 23:31

    Post 4
    Agil Lothendan


    Mais où était-il tombé, ce chevalier blanc ; petit noble d'Amrésia au milieu de la puanteur et de tout ce que Norgod compte de vils personnages et d'infâme crapules toujours prêtes à en découdre.
    Surement s'était-il égaré de la route des dieux car ce trou pourri ne pouvait être qu'une impasse dans sa quête. Non ! Agil Lothendan ne s'abaissera pas à résoudre une querelle minable comme celle-ci, encore moins y participera-t-il. Tâchant d'esquiver les projectiles qui volaient à travers la pièce, il se dirigea vers la sortie, regrettant d'avoir croisé le regard de cet homme tout-à-l'heure, et d'avoir prit cette petite lueur dans ses yeux pour un signe. Il était résigné mais cependant au moment où il mit la main sur la poignée, une voix de femme retint son geste. Son ton était élevé, tantôt agressif, tantôt railleur.


    "Eh, mon gros malin, moi aussi j’peux crier. Et là, tu croives que c’est qui qu’on va aider ? L’vieux puant qui picole ou celle qui pourra récompenser ses sauveteurs ? demanda-t-elle avec un sourire méchant. Si tu m’tues, c’est sur toi qu’on va sauter."

    Certes Agil ne compris pas le sens des mots de la jeune femme qui parlait l'Impérial, cependant il crut discerner un accent distingué quand elle parla et lorsqu'il se retourna son cœur fut frapper par la beauté qui ne pouvait à ses yeux, qu'être synonyme de noblesse. A côté d'elle il y avait un vieillard méchant dans l'apparence. Il était de dos mais Agil devina un regard sombre et salace, tant il était collé à la demoiselle.
    Secourir une jeune enfant, voilà un acte à la hauteur de l'Amrésien. Il posa sa main gantée sur l'épaule du vieux.


    "Hola vieillard, veux-tu enlever tes vilaines mains de la cuisse de cette demoiselle et éloigner ta bouche puante".


    Il y avait peu de chance pour que l'homme comprenne le Sipahan, langue dans laquelle s'exprimait instinctivement Agil, mais sa volonté d'éloigné le gueux était assez explicite dans le geste et l'intonation.



    [Le vieux parle-t-il Sipahan ? comment réagit-il ? Agil voit-il les poignards ?]
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Xark O'Fannigan le Jeu 31 Mar 2011 - 21:04

    Post N°2
    Xark/Xark

    L'ambiance dans l'auberge commençait sérieusement à dégénérer. Xark n'était pas étranger à l'affaire. Après avoir missionné les trois Dockers, ces derniers se mirent en action. L'un jeta sa chopine l'homme au chapeau avec une précision impressionnante pour une homme saoul. Le franc-tireur tourna et dit:

    -Mais pour son chapeau mon vieux, ça va êt' un noru par personne, c'est moi qui teul dis !

    Il fit mouche et le pauvre homme se fit temporairement assommé. Les deux autres se levèrent et se jetèrent sur la cible, ne le laissant pas reprendre ses esprits. L'un le plaqua au sol et le deuxième lui prit son chapeau. Pendant ce temps, Xark regardait la scène d'un air amusé, il était bon publique. Il décida de rétorquer à la tentative de marchandage du docker sans pour autant quitter les deux autres de vues:

    -Beau travail... Vraiment... Tiens prends ce Noru et maintenant je te conseil de partir devant car je serais prêt a parier que la garde ne va pas tarder arriver.

    Il retira un Noru de sa bourse sans prêter garde où il la posait. Puis se leva, et se dirigea vers l'homme qui détenait le chapeau. Il prit un autre Noru de sa poche et le montra ostensiblement de la mains gauche au docker saoul. La pièce avait toute l'attention de son futur possesseur. Il s'approcha, s'approcha encore. Puis arrivé à porté, il élança brutalement son poing droit de sa ceinture jusqu'à l'endroit où devait se trouver le larynx de l'homme.

    [Est-ce que le docker que je viens de payer est resté à attendre ses collègues? Ou est-il partit par crainte de la garde? Est-ce que mon coups porte en sachant que c'est une attaque sournoise et est-il assez puissant pour lui couper le souffle?]


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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Brisecous le Lun 4 Avr 2011 - 19:52

    Le semi-Orc tenta de frapper à l'aide d'une bouteille le corps qui se tenait derrière lui, mais on lui arracha la bouteille des mains d'un coup sur le bras. Il leva alors son harpon au dessus de sa tête, hurla sauvagement de rage tandis que, maniant son arme avec brio dans un tourniquet ininterrompu , il envoyait valser sur ses adversaires tout ce qui occupait précédemment les tables autour de lui : chopes de bière, couteaux, jeu de cartes, assiettes et leur contenu. Les belligérants s'écartèrent précipitamment tandis que l'homme aux traits marqués par la rage traversait la salle, heurtait la porte d'un coup d'épaule, la faisant presque jaillir hors de ses gonds, et sortait à l'air libre, en ce début de soirée, alors que le soleil commençait à se coucher.

    [...]

    Le Sipahan n'eut pas tôt fait de poser la main sur l'épaule du vieux que deux choses se passèrent simultanément : L'étranger sentit une énorme douleur derrière le crâne, et sombra dans un néant brumeux, tandis qu'il s'effondrait lourdement au sol. Profitant de la situation, le dénommé Errold repoussa la table contre l'estomac de la jeune femme, lui coupant momentanément le souffle et repoussant sa dague du visage du vieux, tandis que cette dernière évitait de peu le coup de dague qui aurait dû lui entailler sévèrement le ventre. L'homme se mit debout dans un mélange acrobatique d'arthrose douloureuse et de mouvements parfaitement maîtrisés par l'expérience, avant de clamer : "Alors comme ça tu voulais la joueur au vieil Errold, c'est pas sympa ça, ma beauté. Ces jeunes, y croient toujours que pasqu'on est vieux on lit pas clair dans leur jeu. Des salopes dans ton genre, KEUF... KEUF... j'en ai sauté quand ta mère était encore assez jeune pour faire le tapin. Allez, viens-y ma belle, dommage d'amocher un beau visage comme le tien, mais faut bien apprendre la politesse aux juments rétives, comme dirait l'autre !"

    [...]

    Le bellâtre au chapeau - qui l'avait désormais perdu - parvint à repousser violemment le docker qui fut éjecté et fracassa une des rares tables de l'établissement encore debout. L'homme, visiblement sonné, tenta de se relever pesamment... Visiblement, l'échauffourée l'avait refroidi.

    Pendant ce temps, le troisième larron qui s'était emparé du chapeau (le lanceur de projectile s'était volatilisé avec le noru), captivé par la pièce qui se trouvait sous ses yeux, ne vit pas venir l'attaque. L'homme au regard vicieux lui administra un puissant coup de poing dans le larynx et s'écroula dans un râle, en tentant de reprendre sa respiration.

    [Val, ton personnage est sorti, plus ou moins tiré d'affaire s'il ne lambine pas. A toi de voir ce que tu fais. Xark, je te retire un Noru. Agil, tu es assommé pour la prochaine action. Tu ne peux pas agir pendant un tour, tu peux poster si tu le souhaites pour expliquer comment tu t'es fait assommer par un pilier de bar ou pour décrire tes rêves tourmentés et ton mal de crâne. Armand, à toi de voir ce que tu fais. Liserande, attention tu entres en phase de danger, ton personnage peut mourir]


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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Armand De Réas le Mar 5 Avr 2011 - 17:03

    Post n°5
    Armand De Réas


    Armand se releva aussi prestement qu'il le put, prêt à en découdre.

    Il évalua rapidement la situation :
    Il avait réussit à expédier l'un de ses agresseurs au tapis : celui-ci semblait avoir son compte et tentait péniblement de se relever à la suite de sa rencontre inopinée avec une table. Armand hésita un instant à le clouer définitivement au sol mais se ravisa, estimant que ce n'était plus un réel danger.
    Il localisa rapidement le deuxième docker qui s'était emparé de son chapeau, et fut agréablement surpris en constatant qu'un des clients du bar venait de le clouer au sol. Il éprouva une sorte de gratitude envers cet étranger qui venait de le tirer d'un mauvais pas, ne se rendant pas compte de l'ironie de la situation.
    Dans le bar, la situation empirait rapidement et ce n'était désormais plus possible d'empêcher une bagarre générale, tant pis pour l'aubergiste! Il entendit vaguement un vieillard insulter une jeune femme mais n'y prêta pas attention, trop occupé à repérer d'éventuels agresseurs. Il ne repéra pas le demi-orc dans la tourmente et supposa que celui-ci s'en était sortit. Tant mieux.
    Quoi qu'il en soit, mieux valait qu'il sorte de l'auberge rapidement, la situation n'avait rien de plaisante : il n'était pas saoul.
    Mais d'abord : récupérer son sabre et son chapeau.
    Il repéra rapidement son sabre et chercha du regard Gërt, qui, peut-être, voudrait se venger d'Armand pour l'avoir empêché de se payer une tranche de demi-orc.

    [MJ Brisecous : Armand aperçut Gros Gërt en train de taper résolument la tête d'un client contre le mur avant de s'avancer vers un des habitués, encore en état de se battre. L'homme était susceptible, mais n'avait visiblement pas assez de cervelle pour être rancunier. Après s'être reculé précipitamment suite aux moulinets furieux du semi-Orc, il s'était trouvé d'autres crânes à cabosser...

    Armand trouva son épée, abandonnée à ses pieds. Puis il se dirigea vers l'homme au regard vicieux...]


    Le Gros Gërt était tout à son affaire, et Armand admira un instant le zèle que celui-ci mettait à casser le crâne de son prochain. Pour sûr, le gros Gërt devait faire figure de référence parmi l'élite des piliers de bar.
    Un idéal à atteindre...

    Armand ne s'attarda pas plus et quitta le no man's land créé par Gërt pour se diriger vers son chapeau et le personnage qui se tenait à côté. Mais plus il s'approchait de celui-ci, plus une sensation de malaise le gagnait.
    Peut-être était-ce dû à son regard vicieux, peut-être était-ce ce sourire à peine dissimulé qu'il affichait en regardant le docker à ses pieds qui tentait péniblement de reprendre une bouffée d'air. Il n'aurait pu dire.
    Quoi qu'il en soit, lorsqu'il arriva face à Xark, il rangea son habituel sourire. Le chapeau était à terre, entre les deux hommes, Armand le laissa pour le moment, il scrutait l'homme et dit simplement :
    "Je suppose que je devrais vous remercier."

    Puis il attendit une réaction de la part de son interlocuteur.

    [C'est bon]


    Dernière édition par Armand De Réas le Mar 5 Avr 2011 - 20:12, édité 4 fois
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Xark O'Fannigan le Mar 5 Avr 2011 - 23:22

    Post N°3
    Xark/Xark


    Dans un tumulte bruyant, objets volants et autres tables qui se fracassent. Xark réussit à hypnotiser sournoisement sa cible. Le docker n'eut d'yeux que pour le Noru brillant. Grave erreur. Le tortionnaire eue une réaction aussi rapide qu'imprévisible, son poing se serra ne laissant sortir qu'une bosse sous le bandage au niveau de la phalange du majeur. Cette même phalange atteint la zone du Larynx du pauvre homme. Ce qui eut pour effet de libérer un choc qui stoppa net sa respiration et diminuer l'oxygène qui devait parvenir au cerveau. Dans une aphonie assourdissante, il tomba à la renverse dans une lourde agonie. Il laissa tomber le chapeau par la même occasion. Xark s'abaissa pour le récupérer mais vit Armand se démener comme un vrai chef. Il parvint à repousser le dernier docker car le franc-tireur, lui, c'était franchement tiré.

    Xark s'était étonné du sourire malicieux d'Armand. Le voyant arrivé, il prit discrètement son traitement et bu une gorgée minutieuse. Il se releva. Son sourire disparut en même temps que l'homme qui tenait en face de lui, mais surement pas pour les mêmes raisons. Un temps se passa, puis Armand prit la parole:

    -Je suppose que je devrais vous remercier.

    Le tortionnaire connaissait la psychologie des hommes. Il aimait les voix, les sons, les bruits ayant mille et une signification. Il ressentait de la réserve chez l'homme, le croyant sur ses gardes mais sans pour autant testé le tortionnaire.

    Xark se réaccrouppit, ramassa le chapeau, l'essuya d'un claquement de mains. Puis se releva à nouveau. Il prit un ton sérieux et dis:

    -Je ne me laisse remercier que par ceux dont je connais le noms.

    N'attendant pas de réponse, il esquissa un geste des yeux vers Liserande puis reprit:

    -Voyez-vous la dame mal en point près du bar? Je ne suis pas justicier mais le désordre me met mal à l'aise...

    Il tendit le chapeau à Armand.
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Liserande Sae le Mer 6 Avr 2011 - 17:01

    Post n°6
    Liserande Sae


    Liserande n’avait pas vu le coup venir. La table qu’elle reçut en plein ventre la plia en deux et l’empêcha de respirer normalement. Elle doucha aussi brutalement son esprit de rébellion envers Œil Pervers.

    Le coup de taille qu’elle esquiva de justesse réduit davantage son enthousiasme. Depuis toujours, elle n’avait jamais réellement été en danger de mort. Soit son charme qu’elle supposait infaillible, soit sa dague parvenaient à la sortir des pires situations. Seulement, elles se révélèrent moins pires que celle qu’elle vivait présentement. Si au moins, le vieux était attirant, elle aurait accepté, avec joie, de le laisser faire ce qu’il voulait d’elle. Mais non, et la voilà dans la panade.

    Son mépris seul l’avait mise en danger. En méprisant Errold et le sous-estimant de fait de son âge et son manque d’allure, elle avait mis un pied dans la tombe. Il lui fallait rapidement trouver un moyen de l’en retirer afin d’éviter que le deuxième ne l’y rejoigne. Lise n’avait aucune envie de rencontrer prématurément Nethfer.

    La menacée décida de mettre son dégoût de côté et d’observer davantage son agresseur dans l’espoir d’y déceler une once de beauté. Elle avait beau se concentrer malgré le peu de temps dont elle disposait, elle ne trouva rien. Puis, elle prit du recul, dans sa recherche uniquement. Elle n’avait pas bougé, n’osant courir un risque supplémentaire.

    Et, ce fut la révélation. Une petite, seulement. Mais une révélation tout de même. Le charme d’Errold ne provenait pas de son physique ingrat. Il venait de l’aura qu’il dégageait. Celle animale d’un prédateur. Un être dissimulant habilement sa vraie nature derrière une apparente décrépite.

    Seul le fait d’être au seuil de chez Nethfer ainsi que sa remise en question lui avait permis de déceler ce détail tout sauf anodin. Lise soupçonnait que personne ici n’était au courant de la réelle nature d’Errold. Seulement, cela ne lui apportait aucune aide de le savoir.

    Pourtant, cela soutint son choix. Elle allait le laisser faire ce qu’il voulait déjà faire à l’origine. Peut être qu’ainsi elle aurait la vie sauve et avec de la chance la fin de cette histoire de trésor qui l’intéressait grandement.


    « Ma mère l’est encore assez jeune pour faire l’tapin d’abord ! Mais, j’te pardonne. Comme tu vas m’pardonner d’t’à l’heure. J’tiens à m’escuser pour mon emportation, dit-elle en s’approchant doucement du vieux après avoir rengainé sa dague. Si ça tient ‘core, j’veux bien qu’tu racontes la fin d’l’histoire. Et, cette fois, t’auras ta récompense. D’façon, j’ai pas l’choisissement, c’toi qu’a gagné. Alors, t’en pensotes quoi ? T’finis ton contard sur l’trésor et moi j’te fais plaisir pour te mercier. »

    Et oui, Liserande était peut être menacée de mort, elle ne perdait pas le nord pour autant. Elle voulait toujours avoir le fin mot concernant le trésor. Elle désirait toujours aussi avoir le dernier mot. Tout simplement.

    Un mélange d’appréhension et de plaisir envahissait son corps. Savoir cet être décrépit en elle la révulsait. Mais sa part sauvage contenue l’excitait davantage encore.
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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Brisecous le Mer 20 Avr 2011 - 22:57

    La jeune femme semblait s'être rendue à un peu plus de respect et de politesse. Errold reluqua la donzelle et, se dirigeant vers elle, il saisit ses doigts refermés sur le pommeau de sa dague d'une main et un de ses seins de l'autre, sans pour autant lâcher sa propre arme. Il lui dit d'une haleine légèrement avinée :

    - Soit ma belle, Keuf... Keuf... T'voilà enfin disposée à un peu plus d'respect envers un vieux briscard comme moi. Par contre, mes histoir', faut les mériter. Suis-moi là-haut, fit-il en montrant du regard l'escalier qui menait aux chambres. J'pense que je mérite bien plus qu'une gâterie, vu Keuf... Keuff... Arrrhhhh Ptiuuu ! Vu comme tu m'as fait cavaler. Les discussions sur l'oreiller, c'est toujours après, ta mère t'a pas enseigné ça ?

    Allez, suis-moi ou vas au diable ! J'ai assez patienté comme Keuf... ça !


    [...]

    Alors que les deux hommes - le bellâtre et le vicieux - se présentaient l'un à l'autre, un vacarme se fit entendre tandis que la porte de la taverne s'ouvrait violemment.

    "Nom d'Agrath ! Qu'est-ce que c'est que ce bordel !"

    On entendit Gros Gërt murmurer un "Et merde... V'la l'sergent Sermial"

    Le sergent en question, un homme au casque, à la cotte de mailles agrémentée d'un tabard aux couleurs de Port-Pergas, et aux jambières bleues réglementaires, tenait d'une main la garde de son épée à moitié tirée du fourreau. Rondouillard et de petite taille, il dégageait cependant une impression de force et ses muscles puissants saillaient sous une graisse qui ne parvenait pas entièrement à les dissimuler. Son visage, carré malgré le double menton et une énorme moustache brune lui mangeant le visage, était marqué par une grande colère, sans doute d'avoir dû intervenir juste avant la fin de son service. Derrière lui, deux gardes - visiblement des bleus - imitaient maladroitement la posture (main sur l'épée) de leur supérieur hiérarchique.

    "Gërt ! Misérable pustule ! Ne t'avais-je dit que la prochaine fois que j'avais affaire à toi, je te faisais la tête au carré ! Cette fois c'en est trop, t'es bon pour le trou !"

    "Mais c'est pas moi Sergent, c'est... C'est l'étranger qu'a commencé ! C'lui avec la tête bizarre..."

    "Etranger ? Et de quel étranger parles-tu, misérable ?"

    Gros Gërt regarda désespérément autour de lui, cherchant le semi-Orc du regard. "C'est... c'est... C'est lui !" Affirma-t-il en pointant du doigt l'homme au regard vicieux...

    ----

    [Petite info : Errold n'est pas non plus au seuil de la mort. Il a une patte raide, il a les dents pourries et la cinquantaine avancée, c'est un vieux regard à l'âge de ton personnage mais pas un "petit vieux"]

    Agil : Tu te réveilles plus ou moins au moment où la garde entre. Val, tu es définitivement parti de la taverne. Tu ne peux plus agir sauf à bousculer/attaquer les gardes. Liserande, si tu suis Errold, tu viens d'entrer dans la chambre quand les gardes arrivent. Sinon, il vient de monter sans toi en pestant et en te retournant une baffe qui t'a rougi la joue sans te faire vraiment mal. Xark et Armand, l'arrivée des gardes vous trouve en pleine discussion. Les différents belligérants s'arrêtent de se battre, surpris, et cachent discrètement les armes ou projectiles qu'ils pouvaient tenir en main. Vous pouvez décider de fuir, il y a des fenêtres sur le mur opposé à la porte et il y a l'étage. Vous rendre, protester aux assertions de Gërt, vous battre, vous diriger vers le sergent et lui parler... Et désolé pour le retard, j'attendais inutilement les participations d'Agil assommé et de Val sorti !


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    Re: Auberge du Gai Albatros

    Message par Agil Lothendan le Jeu 21 Avr 2011 - 1:33

    Post 5
    Agil Lothendan


    Le réveil fut douloureux pour le noble Amrésien allongé parterre à l'entrée de la taverne. Il se frotta l'arrière de la tête, ses cheveux étaient collants, trempés de vinasse. Ce devait être avec une bouteille de verre encore emplie qu'on l'avait lâchement frappé. Ah le fourbe ! S'il le tenait devant lui, il lui ferrait regretté son geste. Mais au lieu de cela c'était face à une paire de bottes qu'Agil se trouvait, celles du sergent qui venait d'entrer en grand fracas pour rétablir l'ordre.
    Comme il était tombé bas, le beau seigneur ! Ainsi vautré à moitié conscient aux pieds d'un garde, et sentant le mauvais alcool et le poisson pourri.
    Le calme était revenu dans la Taverne. Le patron pourrait enfin faire le compte des dégâts tandis que l'enfant qu'Agil voulait aidé n'étais plus là, pas plus que le vieillard qui l'accompagnait.
    Pourquoi donc était-il entré dans ce bouge ? Il venait d'y perdre toute dignité en quelques minutes. Ces endroits ne sont pas faits pour ceux de sa race, se répétait-il, se levant difficilement. Il se voyait déjà échouer aux épreuves confiées par les dieux, honteux devant ces ancêtres illustres.
    Il s'en retourna au comptoir qu'il n'aurait pas dû quitté, triste et las, avec l'idée inconsciente alors de se saouler comme un poivrot. Ce n'était pas digne de lui mais après tout...
    Le héros sans quête, étranger perdu et malheureux, déposant sur le comptoir 40 radis et passant par delà le zinc pour s'emparer d'une bouteille, entreprit alors de se verser lui même un premier verre de vin, puis un deuxième, puis un troisième. Il posa de nouveau 40 radis alors que la chaude liqueur coulait le long de sa gorge pour une quatrième fois. L'alcool aussi rapidement ingurgité ne tarda pas à lui monter à la tête.
    Autour de lui l'ambiance n'était plus à la consommation ni à la fête mais peu importe...


    [Me retirer 80 radis]
    [LL : Done ! Tu n'as plus beaucoup d'argent dis donc ^^.]


    Suivant


    Dernière édition par Agil Lothendan le Sam 25 Juin 2011 - 13:24, édité 2 fois

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    Re: Auberge du Gai Albatros

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